Header-farmlandgrab-en3
Icon-globe   Icon-fb   Icon-twitter   Icon-rss  
Home About events Gallery Publish
Subscribe
Help

Who's involved?

Archives

Languages

Special content

Notre réponse à SOCFIN
Published: 13 Jun 2017
Posted in:  Belgium | Luxembourg | SOCFIN
Comments (0) Print Email this

FIAN Belgique | juin 2017

Notre réponse à SOCFIN

Socfin continue de nier la réalité des conflits fonciers et sociaux causés par ses accaparements de terres. D’après Socfin nos accusations sont « basées sur une déformation malveillante de la réalité ou, pire encore, sur de complètes affabulations. (…) Il n’y a pas, il n’y a jamais eu “d’accaparement de terres” par la Socfin. Nous nous élevons avec la plus grande fermeté contre cette allégation dénuée du moindre fondement. »

Pour répondre à ces accusations, nous rappelons que l’accaparement des terres implique une prise de contrôle de vastes étendues de terres par des acteurs puissants (publics ou privés) aux dépens des populations locales [1] et nous invitons le lecteur à consulter l’importante documentation démontrant les impacts négatifs des opérations de Socfin sur les populations locales. Nous invitons par exemple le lecteur à consulter (une partie) de la documentation collectée par FIAN Belgium sur la situation en Sierra Leone. Ces informations croisent des données provenant de différentes sources : entretiens directs avec les populations locales, revue des documents légaux, rapports approfondis d’ONG nationales et internationales, recherches académiques, analyse juridique, articles de presse, etc.

Alors que Socfin nous envoyait son « droit de réponse » déclarant être fière « du travail accompli dans les plantations et de l’aide apportée aux populations locales », la presse rapportait qu’un nouveau conflit avait éclaté en Sierra Leone. Un ultimatum exigeant le départ du directeur de Socfin aurait été remis par un groupe représentant des jeunes de Malen (Malen Youth Development Union – MAYODA). Les représentants cités dans l’article invoquent « des abus infligés aux travailleurs de la plantation de palmier à huile et l’échec des promesses de développement. » Nous sommes inquiets de l’évolution de la situation dans les prochains jours.

Les déclarations de Socfin dénonçant les représentants des communautés (notamment ceux de l’alliance internationale) comme des « opportunistes cyniques » et des « repris de justice » est insultante. Cette attitude est par ailleurs en contradiction avec les engagements de sa nouvelle politique de gestion responsable, dans laquelle elle s’engage à respecter les droits des communautés, ainsi qu’ « à consulter et s’engager avec toutes les parties prenantes concernées (internes et externes) de manière proactive afin de travailler de manière constructive ».

Etant donné le manque de collaboration de Socfin, nous demandons aux Etats d’encadrer les activités de l’entreprise et de faire respecter les droits des communautés, et nous demandons aux clients et partenaires de Socfin de revoir leur relations commerciales.

Notes
[1] Pour une définition plus détaillée de l’accaparement des terres, voir S.M Borras Jr et al., « Accaparement de terres et droits de l’homme : rôle des sociétés et des entités financières européennes dans l’accaparement de terres en dehors de l’Union européenne », Étude commandé par la sous-commission "Droits de l’homme" du Parlement européen, Bruxelles, 2016 : « Le phénomène contemporain d’accaparement de terres correspond aux prises de contrôle d’étendues de terres relativement vastes et de leurs ressources naturelles par divers mécanismes et sous diverses formes, prises de contrôle qui vont de pair avec des investissements massifs de capitaux qui souvent orientent l’exploitation des ressources vers l’extraction des richesses minérales, à des fins nationales ou internationales, ce qui correspond à une réponse du capital à la convergence des crises financières, énergétiques et alimentaires, aux impératifs d’atténuation du changement climatique, et à la demande de ressources provenant des nouveaux pôles d’accumulation globale de capitaux. »
Source: FIAN Belgique



Post a comment
Name

Email address (optional - if you want a reply)

Comment

Who's involved?


Languages



Archives