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Le palmier du sang de PHC à Lokutu

L'Avenir (RDC) N°7802 | 07 juillet 2022

Comme à l’époque du caoutchouc du sang de Léopold II

Le palmier du sang de PHC à Lokutu

Willy Makumi Motosia

La veille du retour de la relique du premier Premier Ministre du Congo indépendant, celui-là même qui, au prix de sa vie, a courageusement dénoncé les méthodes léopoldiennes consistant à mutiler les Congolais pour la production du caoutchouc, le dimanche 26 juin 2022 , une équipe de gardes industriels ( G I) , G4S et la police descendues à la division Bolembo à quelques mètres de village Yambienene dans le groupement MWINGI, où elles ont mutilé les parties intimes du nommé Chimita Lofinda de la communauté, pour une histoire de palmier de l’entreprise PHC ....

On se croirait en train de suivre un film d’horreur. Le dimanche 26 juin 2022, une équipe des gardes industriels ( G I) , G4S et la police est descendus à la division Bolembo où elle constante qu’ une quantité de régimes et fruits de tâches de noix furent déplacés.

Après investissements le constat est fait que la quantité déplacée pourrait se retrouver à la machine locale de monsieur Chimita Lofinda situé à environ 500m de la plantation. Sur place, l’équipe voulant récupérer les noix chez Chimita Lofinda, fait face à la résistance.

Et Banyele Yeli conducteur de tracteur fut blessé aux parties intimes, le garde industriel Bongele Iyemi également blessé comme Lilonde Oleta , Bombwa, BolindeLlianda d’autres GI, aux suite au coups de balles qui a précédé la descente des éléments de l’auditorat militaire. « La grande équipe de l’auditorat ligotera le sieur Chimita Lofinda et le passe à tabac à l’agonie avant d’être conduit à l’hôpital », renseigne le mémorandum de la communauté locale.

Le cri d’alarme du Président de Conseil d’administration de RIAO-RDC Jean Francois MOMBIA

Face à ces atrocités dignes de l’époque léopoldienne, Président de Conseil d’administration de RIAO-RDC, a saisi le gouvernement de la République démocratique du Congo qui, depuis l’accession de l’actuel Chef de l’Etat congolais Félix-Antoine TSHISEKEDI à la magistrature suprême, ne ménage aucun effort pour l’instauration d’un état de droit dans lequel est garanti le respect des textes et lois règlementant aussi bien le secteur économique que le secteur socio-politique.

Pour ce lanceur d’alerte, « un Etat respectueux de son propre appareil judiciaire, ne lésine pas sur les moyens à sa disposition en vue de vérifier tout antécédent judiciaire des personnes sensées travailler au sein des organes étatiques et paraétatiques ».

Nonobstant l’implication dans l’amélioration des performances des entreprises du portefeuille de l’Etat dans lesquelles l’Etat congolais est actionnaire, François Mombia Atuku déplore le fait de constater que pour le cas des ‘ Huileries et Plantations du Congo’ (PHC en sigle), une entreprise aussi importante pour l’économie agricole de notre grand pays « l’Etat congolais soit arrivé à cautionner la gérance de cette entreprise par Monique GIESKES ,une condamnée en justice, à ces jours Directrice Générale de l’entreprise P.H.C dans laquelle l’état congolais est actionnaire ».

En effet, par décision de justice (jugement sous RP 28 575/III) du Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe rendu en date du 24 Novembre 2020, Madame Monique GIESKES a été jugée coupable de l’infraction d’abus de confiance ce qui lui a valu une condamnation de 6 mois de servitude pénale et obligation à réparer le préjudice causé à VLISCO CONGO à hauteur de 675.000 USD. Cette condamnation a été confirmée en appel par le jugement sous RPA 20.557 du Tribunal de Grande Instance du 18 décembre 2021.

Pourtant depuis Février 2021, elle a été nommée Directrice Générale de la société « Plantations et Huileries du Congo » dans laquelle l’état congolais est actionnaire.

Le silence de l’Etat congolais, culpabilité ou complicité ?

La société Palmeraie et Huilerie du Congo (P.H.C), étant une entreprise à capitaux mixtes entre le secteur privé et l’Etat congolais, devient tout un cas d’école en matière de mauvaise gouvernance lorsque l’on sait que le ministère du portefeuille a accepté en conseil d’administration la nomination d’une Directrice Générale dont le casier judiciaire est entaché d’une condamnation au pénal pour détournement des fonds, déplore le PCA de RIAO-RDC. En acceptant qu’ une entreprise du portefeuille de l’Etat soit dirigée par une personne condamnée par la justice, c’est craché sur la Justice même du pays.

Ainsi donc, pour préserver la crédibilité de leurs institutions, plusieurs banques de développement dont la BIO de la Belgique, la CDC (Commonwealth Development Corporation) de la Grande-Bretagne, la DEG (Deutsche Investitions und Entwicklungsgesellschaft) de l’Allemagne ainsi que la FMO (Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden NV) des pays-bas se sont retirées depuis le 22 Février 2022 de l’actionnariat de cette entreprise car ne voulant plus être mêlées à la mégestion et aux pratiques douteuses menées par la Direction Générale de cette entreprise, occupée par une personne au casier judiciaire entaché d’une condamnation pour mégestion d’une entreprise du secteur privé.

Fort des éléments décrits ci-haut, le réseau des ONG (RIAO-RDC) estime qu’il est plus que nécessaire pour le ministère du portefeuille de se désolidariser du leadership en place au sein de cette société.

« Une injustice où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs. », pour paraphraser Martin Luther King.

Willy Makumi Motosia

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Le Potentiel | 12 juillet 2022

Tshopo : soupçonné de vol de noix de palme, un homme mutilé de son sexe

Il y a résurgence des pratiques dignes de l’époque de Léopold II aux Plantations et Huileries du Congo (PHC) à Lokutu.

par Gladis Bananga

En effet, Chimita Lofinda en a fait les frais. Ligoté, l’infortuné s’est vu simplement amputé de son membre viril à la suite des soupçons de vol de noix de palme. Le drame s’est passé dans la localité de Lokutu, dans le territoire de Basoko, en province de la Tshopo.

Une équipe de gardes industriels des Plantations et huileries du Congo (PHC) s’est saisi de M. Chimita Lofinda, membre de la communauté, pour des soupçons de vol de noix de palme de l’entreprise « Plantations et Huileries du Congo » (PHC).

Cette équipe de surveillance a voulu infliger une correction mémorable au présumé voleur de noix de palme. Choisissant la méthode forte, elle a décidé d’amputer l’infortuné de son sexe. Avec lui, c’est aussi Banyele Yeli, conducteur de tracteur, qui a été blessé, sans oublier Lilonde Oleta, Bombwa, Bolinde Lianda, eux aussi, blessés à la suite des coups de balle de sommation tirés par des éléments de l’auditorat militaire descendus sur le lieu.

Après son supplice, M. Lofinda a été évacué vers un centre de santé pour des soins appropriés. « Ligoté, passé à tabac et mutilé, Chimita Lofinda a été conduit à l’hôpital », renseigne une source.

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