Projet agro-industriel de campo : Camvert et les populations toujours à couteaux tirés

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Le projet s’étend sur une surface de 60 000 hectares de forêt dont 2 000 déjà rasés selon La Voix du Paysan
Eco Matin | 19 Nov 2020

Projet agro-industriel de campo : Camvert et les populations toujours à couteaux tirés

D’un coût de 237 milliards de FCFA, le projet d’exploitation de 60 000 hectares de terres, continue de rencontrer l’opposition des organisations de protection de l’environnement et des populations.

Aucun terrain d’entente n’a encore été trouvé entre Camvert Sarl, société du Camerounais Aboubakar Al Fatih, et les Organisation de protection de l’environnement. Le 6 novembre dernier, les protagonistes s’étaient pourtant réunis afin de trouver un compromis au contentieux qui les opposent sur la protection des végétaux et des animaux se trouvant à Campo et Nyete, les deux localités devant abriter la plus grande palmeraie du pays. Pour un coût total de 237 milliards de FCFA, le projet s’étend sur une surface de 60 000 hectares de forêt, dont 56 000 ha dans l’arrondissement de Campo et 4 000 ha dans celui de Nyété, dans la région du Sud Cameroun. La production annuelle attendue est de 150 000 tonnes d’huile de palme et 20 000 tonnes d’huile de palmiste.

Le projet « Camvert », malgré des avantages sociaux annoncées tels que la construction d’écoles et de centres de santé, ainsi que la création de 8000 emplois directs et près de 10 000 emplois indirects, rencontre l’opposition des populations de Campo et Nyete. Ces derniers redoutent l’occupation de leur terre dans un contexte marqué par la présence d’autres grandes exploitations agricoles telles que la Socapalm et Hévécam, à proximité. Grief est porté à ces premières entreprises de n’avoir pas suffisamment garanti des retombées pour les populations locales. L’entreprise Camvert sarl se défend de léser de quelques manières les riverains du projet. Mais les explications fournies n’ont pas été satisfaisantes du goût des ONG rangées derrière la population. Pour la société civile représentée par Green development advocates, Greenpeace et le Fonds mondial WWF, la plantation de palmeraie envisagée représente une menace pour le Parc national de Campo Ma’an qu’elle longe. Ce, en plus de poser un problème lié à la déforestation.


Original source: Ecomatin
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