Frank Braeken confronté aux difficultés économiques et sociales de Feronia en RD Congo

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Braeken, ancien d'Unilever, a repris le rôle de directeur général de Feronia depuis juin 2019
Jeune Afrique | 7 octobre 2019

Frank Braeken confronté aux difficultés économiques et sociales de Feronia en RD Congo

Au sein du producteur d’huile de palme, c’est désormais le Belge d’origine congolaise Frank Braeken, président du conseil d’administration depuis août 2016, ancien d’Unilever, qui est en première ligne.

Braeken, qui s’est confié à Jeune Afrique Business+, a en effet repris temporairement, depuis juin dernier, le rôle de directeur général que tenait jusque-là Xavier de Carnière, désormais conseiller stratégique pour le groupe.

Le groupe agroalimentaire canadien, dont les plantations sont situées en RD Congo, dans les provinces de l’Équateur, de la Mongala et de la Tshopo, au nord du pays, fait face à un double défi, économique et social, selon le responsable.

D’une part, ce groupe fondé par Ravi Sood et coté au Toronto Venture Exchange, qui avait racheté en 2009 les participations d’Unilever dans les Plantations et huileries du Congo (PHC), ne gagne toujours pas d’argent. Fortement déficitaire en 2018 et 2017, il a encore subi une perte de 900 000 $ au deuxième trimestre de 2019, en dépit d’une forte augmentation de la production d’huile de palme, à hauteur de 35 % en 2018 et de 30 % au deuxième trimestre de 2019, et de ses efforts pour replanter des palmiers à huile et installer de nouvelles huileries. Les actionnaires ont décaissé 19,3 millions $ à cet effet sur cette dernière période.

D’autre part, les critiques dont la compagnie fait l’objet en raison de ses relations dégradées avec les communautés locales ont redoublé après la mort, fin juillet 2019, de Joël Imbangola Lunea, imputée à un membre de l’agence de sécurité travaillant pour Feronia.

Lunea était membre de l’ONG RIAO-RDC, celle-là même qui avait déposé une plainte contre la Banque allemande de développement (DEG) pour son appui financier à Feronia, qu’elle accuse de spoliation de terres aux dépens des communautés paysannes locales. Même si la compagnie a précisé que le membre de son service de sécurité était en congé dans son village au moment des faits, regretté cette tragédie selon elle sans aucun rapport avec Feronia et présenté ses condoléances à la famille de Joël Imbangola Lunea, l’affaire a gravement entaché la réputation de l’entreprise. Commonwealth Development Corporation (CDC), un autre actionnaire institutionnel de Feronia, a même missionné une agence indépendante, International Business Intelligence Services Corporation (IBIS Corp), pour faire la lumière sur ce meurtre.
Original source: Jeune Afrique
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