Accord “tout sauf les armes” : la mission de l’UE touche à sa fin

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Des villageois de Koh Kong s'affrontent aux forces de securité devant le ministère de la gestion foncière à Phnom Penh, le 22 août 2017 (Photo: RFA)

Lepetitjournal Cambodge | le 12/07/2018

Accord “tout sauf les armes” : la mission de l’UE touche à sa fin

La mission d’observation européenne chargée d’évaluer l’accord « tout sauf les armes » a fini sa collecte d’informations aujourd’hui.

Les membres de la délégation d’observateurs européens dans le cadre de l’évaluation de l’accord « tout sauf les armes » ont achevé aujourd’hui leur mission de sept jours au Cambodge. L’objectif de cette dernière est de déterminer si l’Union européenne (UE) doit suspendre cet accord préférentiel, qui permet au Cambodge de réaliser ses exportations sans avoir à payer de droits de douane, armes exceptées.

Selon la Commission européenne, l’UE importe des biens en provenance du Cambodge à hauteur de 5,8 milliards de dollars en 2017, ce qui fait d’elle le second plus important partenaire commercial du royaume après les Etats-Unis. Le secteur du textile cambodgien est particulièrement dépendant des exportations vers l’UE.

Selon l’ambassadeur de l’Union européenne au Cambodge George Edgar, cette mission doit recueillir des informations concernant les droits de l’homme ainsi que les droits du travail dans le royaume. Ces informations doivent par la suite alimenter le processus de décision de la Commission européenne et du Service européen d’action extérieur (SEAE).

La délégation a rencontré des représentants du gouvernement, d’ONG, de syndicats, d’acteurs du secteur privé et de la communauté internationale. Selon le Khmer Times, elle s'est notamment penchée sur la question des conflits fonciers liés aux compagnies qui cultivent la canne à sucre, conflits fonciers à l'origine de nombreux déplacements de populations.

Plusieurs organisations syndicales ont appelé l’Union européenne à ne pas suspendre l’accord préférentiel, arguant qu’il avait permis de créer des emplois et faire sortir de nombreux Cambodgiens de la pauvreté. Certaines ONG de défense des droits de l’homme ont quant à elles demandé à l’UE de faire pression sur le gouvernement cambodgien.

Arnaud Darc, président d’Eurocham, a indiqué dans une interview à Cambodge Mag qu’il était défavorable à une suspension des accords préférentiels européens.

Original source: LPJ Cambodge
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