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La terre au coeur des préoccupations des Libériens
Published: 05 Jan 2018
Posted in:  Liberia
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Les plantations d’hévéa ou d'huile de palme ne contribuent pas à enrichir le monde paysan, selon James Yarsiah, activiste dans une ONG paysane. (Photo Shashank Bengali/Getty Images)
RFI | 5 janvier 2018

La terre au coeur des préoccupations des Libériens

Par Olivier Rogez


  


Georges Weah qui succèdera ce mois-ci a Ellen Johnson Sirleaf à la tête du Libéria a fait de la sécurité alimentaire l'une de ses priorités. 60% des Liberiens travaillent dans l'agriculture, de grandes compagnies possèdent des concessions immenses mais pourtant le pays importe 80% de ses produits de base. Depuis 2014, le pays tente d'adopter une nouvelle loi sur le foncier qui garantirait aux communautés rurales des droits sur leurs terres.

Les guerres civiles des années 90 ont contraint les Libériens à abandonner leurs terres. Et le retour de la paix a vu émerger un problème épineux, celui du droit foncier. Durant ses deux mandats, Ellen Johnson Sirleaf a tenté de résoudre la question. Mais la loi sur la terre est dans un tiroir depuis 2014. Pourtant, les problèmes se multiplient. L'Etat a attribué des concessions à des groupes étrangers, provoquant des tensions supplémentaires dans les campagnes. Pour le politologue Harold Aido, le nouveau président va devoir s'atteler à la tâche.

« Le gouvernement doit en priorité faire adopter une nouvelle loi foncière, une nouvelle loi sur les droits fonciers, afin de résoudre toutes les questions en suspens. Le nouveau président et son administration sont en face d’un véritable challenge, car il y a tellement de problèmes actuellement à propos des questions foncières. Comme par exemple, la distribution de centaines de milliers d’hectares à des multinationales étrangères. Nous avons toujours plusieurs milliers de communautés villageoises qui attendent de recevoir des compensations pour les lots qui ont été distribués ! Beaucoup de ces communautés n’ont pas donné leur accord pour la concession de leurs terres. »

Certains remettent en cause ce modèle des concessions. Les plantations d’hévéa ou d'huile de palme ne contribuent pas à enrichir le monde paysan, selon James Yarsiah, activiste dans une ONG paysane.

« Le modèle de concession en vigueur au Libéria, depuis des décennies, ne fonctionne pas. Il y a des problèmes. Et je pense qu’il y a une opportunité pour un nouveau gouvernement de dialoguer avec les actionnaires et de revoir l’ensemble du modèle. Car je pense que ce système est contreproductif, notamment pour les petits fermiers qui constituent l’épine dorsale de notre secteur agricole. »

Dans les milieux d'affaires, on prône une politique de transformation des produits primaires. C'est le cas de Leelai Kpukuyou, responsable de la Liberian Business Association.

« Nous avons la compagnie Firestone au Libéria depuis plus de cent ans. Durant des décennies, nous étions les plus grands producteurs de caoutchouc au monde. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons toujours pas la moindre unité de transformation de latex sur notre sol ! Ce n’est pas juste ! Cela ne peut pas durer ! Tout notre latex quitte le Libéria et revient sous forme de produits transformés. Des pneus, des semelles… et nous achetons ces choses ! Pourquoi n’envisageons-nous pas la possibilité d’en fabriquer une partie chez nous ? Pour créer des emplois et créer des marchés ? ».

Malgré des terres abondantes, les Libériens importent la majorité de leurs aliments de base, Georges Weah veut inverser la tendance, et faire de son pays une puissance exportatrice.
Source: RFI



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