Feu vert à la vente des terres agricoles aux investisseurs chinois dans l'Allier

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Dévoilée fin octobre par La Montagne, cette vente avait suscité une vive émotion dans le monde agricole bourbonnais. Elle a même été relayée par la sphère politique, avec une interpellation du gouvernement par le député de Moulins, Jean-Paul Dufrègne.
La Montagne 21/11/2017

Feu vert à la vente des terres agricoles aux investisseurs chinois dans l'Allier

L’organisme régulant la vente de terres agricoles avait deux mois pour s’opposer à la cession d’exploitations à des investisseurs chinois. Il ne l’a pas fait. La vente se fera.

La Safer, l’organisme jouant le rôle de gendarme pour la vente de terres agricoles, ne va pas s’opposer à la cession de 900 hectares de parcelles, implantées dans l’est du département de l’Allier, à des investisseurs chinois.

« L’été dernier, nous avions reçu du notaire une déclaration d’intention d’aliéner, le document faisant état du projet de vente. La loi prévoit que nous avons deux mois pour la contester. Nos services l’ont étudiée et nous ne pouvons pas nous y opposer », reconnaît Yannick Martinet, le président de la Safer Allier.

Réaction politique

La transaction porte sur 98 % des parts de plusieurs sociétés agricoles, englobant les différents biens comme les parcelles, les bâtis, les machines, ainsi qu’un éventuel passif. D’après nos informations, elle avoisine les dix millions d’euros.

Dévoilée fin octobre par La Montagne, cette vente avait suscité une vive émotion dans le monde agricole bourbonnais. Elle a même été relayée par la sphère politique, avec une interpellation du gouvernement par le député de Moulins, Jean-Paul Dufrègne. Le parlementaire communiste demandait que le pouvoir de la Safer soit renforcé afin d’empêcher ce type de transaction. Il envisage de déposer, dans les prochains mois, une proposition de loi en ce sens.

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L’inquiétude porte, notamment, sur la stratégie suivie par les Chinois, qui ont déjà acquis, ces dernières années, plusieurs centaines d’hectares dans le département de l’Indre. « Quel est leur objectif?? On n’en sait rien », s’interroge Yannick Martinet. On ne connaît pas, non plus, l’identité précise des investisseurs. Localement, des premiers contacts ont été pris entre les nouveaux dirigeants français et des fournisseurs.

Matthieu Villeroy
Original source: La Montagne
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