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Sénégal – Affectation de 1000 ha de terres à un privé : Les populations de Pakour disent niet
Published: 10 Nov 2017
Posted in:  Senegal
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Les populations riveraines de la forêt en question s’opposent à la décision du maire
Lequotidien | 10 November 2017

VELINGARA – Affectation de 1000 ha de terres à un privé : Les populations de Pakour disent niet

Par Abdoulaye KAMARA
Correspondant

Le Conseil municipal de Pakour, département de Vélingara, a octroyé 1000 ha de terres à Mamadou Sall, propriétaire d’une grande bananeraie à Gouloumbou, village à cheval entre les départements de Tambacounda et Vélingara. Les populations riveraines de la forêt en question s’opposent et invitent le maire Diarga Sané à annuler cette délibération.

Les populations de 12 villages de la commune de Pakour, à l’Est du département de Vélin­gara, ont organisé une marche lundi passé pour dénoncer l’expropriation/affectation de 1000 ha de terres par le Conseil municipal. Il s’agit d’une forêt de près de 9 km de long coincée entre les villages de Anambé Couta, Kountada, Sinthiang Fally, Diaocounda, Sinthiang Madia, Saliya, Manato, Sin­thiang Mandou, Sinthiang Téning…et le cours d’eau la «Kayanga». Certains villages seraient à moins de 500 m du cours d’eau qui abrite le barrage hydroagricole qui irrigue les terres aménagées dans la vallée de l’Anambé.

Mountaga Sabaly, notable du village de Kountada, explique : «Depuis quelques mois, nous constatons que des arbres de cette forêt sont revêtus d’une couche de peinture. Aux nouvelles, on nous a informés que ces terres ont été attribuées à un certain Mamadou Sall, propriétaire d’une imposante bananeraie à Gouloumbou (village à cheval entre les départements de Tambacounda et de Vélingara). Il compte y implanter une bananeraie qu’il va entièrement clôturer. Aucun chef des villages riverains de la forêt n’a été mis au courant de la décision municipale. C’est inacceptable.» Flanqué d’une centaine de personnes qui ont participé à la procession, il défend : «Nos villages doivent leur survie à ce cours d’eau. Nous priver d’accéder à ces eaux, c’est nous demander de migrer vers la Guinée-Bissau, ce qui est impensable.»


Dans ces eaux et alentours, s’effectuent des activités de pêche, de maraîchage et de d’abreuvage du bétail. Mieux, «c’est l’unique forêt du département qui abrite encore des peuplements de bambou. Tout village victime d’incendie vient s’approvisionner en bambou dans cette forêt et l’essentiel de l’habitat de la localité est fait de bambou», a poursuivi le sexagénaire Sabaly.

«Il ne s’est pas agi d’une décision unilatérale», selon le maire


Pour ces populations, c’est le maire Diarga Sané qui est responsable de cette situation. «Il veut éteindre toutes les activités économiques de nos villages. Et c’en sera fini pour l’élevage (pas de pâturage), pour l’apiculture, le maraîchage ou la pêche.»


Le Maire, Diarga Sané, joint par téléphonique, rétorque : «Il ne s’est pas agi d’une décision unilatérale du maire. C’est par délibération du Conseil municipale approuvée par l’autorité administrative que nous avons attribué ces 1000 ha à Mamadou Sall. Auparavant, j’ai pris le soin de l’inviter devant le Conseil municipal pour présenter son projet et dire les opportunités qui seront créées pour les populations riveraines. Il a pris l’engagement de créer 250 emplois par an, construire une piste de production, construire un poste de santé, doter ces villages de moulins multifonctions et de jardins maraîchers.»


Malgré tous ces avantages annoncés, les populations du «Pathiana» -nom de la province- campent sur leur position et décident de se battre pour la désaffectation de ces terres par le Conseil municipal.

Pillage organisé de la flore


A qui la gestion des arbres qui peuplent la forêt ainsi octroyée au promoteur privé Mamadou Sall ? Quid de l’exploitation de ces arbres-là ? En tous les cas, notre visite dans cette forêt nous a permis de constater que le bois est en train d’être exploité à outrance en ces lieux. Et ce sont des bois bien sur pied que l’on tue exprès. Le modus operandi des exploitants forestiers, attitrés ou du dimanche, mettent le feu au pied de l’arbre, le clouent de pointes de toutes parts ou l’aspergent de produits chimiques. Au bout de quelques semaines, l’arbre perd sa verdeur et, par la suite, est bon pour l’exportation vers les grands centres urbains du Sénégal en tant que «bois mort». Alors qu’il s’est agi de «bois tué». Et le bambou, qui est si précieux pour ces populations rurales et si couteux à la vente ? Il ne se retrouve nulle part ailleurs dans le département de Vélingara. On sera obligé, le moment venu, d’aller le chercher en Guinée-Bissau voisine, avec tous les risques de surenchère et d’illégalité qui pourraient en découler.

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Source: Le Quotidien



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