L’achat de terres par des Chinois suspendu

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«Le projet n’est pas abandonné, mais il est suspendu pour quelques mois,» explique le directeur de la société Mapleville, Yang Yang.
Journal de Montréal |  1 février 2016

L’achat de terres par des Chinois suspendu

David Prince

ROUYN-NORANDA | Le groupe d’investisseurs chinois intéressés à acheter des terres agricoles au Témiscamingue et ainsi exporter de la luzerne déshydratée en Chine suspend son projet en raison de réactions négatives dans le quartier chinois à Montréal.

Le directeur de la société Mapleville, Yang Yang, qui a signé des promesses d’achat avec quatre agriculteurs du Témiscamingue, situé dans le nord-ouest du Québec, pour l’achat de 3300 acres de terres, a confirmé que le projet était pour l’instant suspendu.

«Le projet n’est pas abandonné, mais il est suspendu pour quelques mois. Nous avons eu des réactions négatives dans le quartier chinois et sur les réseaux sociaux», a-t-il dit.

M. Yang et six membres de sa famille souhaitaient investir plus d’un million de dollars pour acheter des terres agricoles qui se vendent environ 15 fois moins cher dans cette région qu’en Montérégie. Les investisseurs n’étaient pas intéressés à s’établir en région. Ils disaient vouloir engager une entreprise québécoise pour cultiver la terre et expédier la récolte par bateau en Chine.

Le Journal révélait la semaine dernière que plusieurs agriculteurs du Témiscamingue avaient reçu la visite d’investisseurs chinois. «Un homme en complet est arrivé ici en Mercedes avec un traducteur. Ils sont venus me voir et m’ont demandé combien je voulais pour mes terres. Je leur ai dit que je n’étais pas à vendre. L’argent n’avait pas l’air d’être un problème pour eux», a indiqué le producteur laitier de Lorrainville, Michel Ten Have.

Recul

Le président de la Fédération de l’Union des producteurs agricoles de l’Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Vachon, affirme être toujours disposé à s’asseoir avec les investisseurs chinois pour développer des projets ensemble, mais pas à leur vendre des terres sans qu’il y ait des retombées locales. «On veut que les agriculteurs de métier puissent gagner leur vie ici. On ne veut pas de l’accaparement de terre par des Chinois, mais on est intéressé à discuter avec eux pour faire des partenariats», a-t-il dit.
 
Original source: Journal de Montréal
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