Le saoudien SALIC envisage de se lancer dans la culture de fourrage au Soudan

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Pour la SALIC, l’aventure soudanienne revêt une importance particulière dans un contexte qui verra l’Arabie saoudite interdire complètement la culture de fourrage sur son territoire d’ici trois ans.
Agence Ecofin | 25 décembre 2015

Le saoudien SALIC envisage de se lancer dans la culture de fourrage au Soudan

(Agence Ecofin) - Après le Brésil, le Soudan. La Saudi Agriculture and Livestock Co (SALIC), une branche du fonds public d’investissement saoudien a indiqué son intention d’acheter des terres arables au Soudan pour la culture de fourrage. L’annonce intervient au lendemain de l’acquisition de 19,95% du capital de l’exportateur brésilien de viande de bœuf Minerva Foods SA.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie saoudienne qui consiste à supprimer les cultures agricoles dans le royaume en raison de leur grande consommation d’eau qui met en danger les réserves de l’Arabie Saoudite. Riyad mise donc sur la délocalisation de l’activité agricole en achetant des terres et en les exploitant dans d’autres pays. «Le Soudan serait l’endroit idéal pour la culture de fourrage en raison des disponibilités en eau du pays et de son climat.» a confié à Reuters Abdullah Aldubaikhi qui dirige la SALIC.

L’institution qui parie sur le bœuf et huit cultures stratégique dont le blé, les orges et le soja s’est récemment associé au trader américain Bunge pour créer le G3. Le nouveau-né a injecté 180,3 millions $ dans l’acquisition de la majorité du canadien CWB spécialisé dans la manutention du blé.

Pour la SALIC, l’aventure soudanienne revêt une importance particulière dans un contexte qui verra l’Arabie saoudite interdire complètement la culture de fourrage sur son territoire d’ici trois ans.

Aaron Akinocho
Original source: Agence Ecofin
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