Le Niger veut se doter d’un projet de loi contre l’accaparement des terres d’ici trois mois

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Agence Ecofin | 6 avril 2015
 
Le Niger veut se doter d’un projet de loi contre l’accaparement des terres d’ici trois mois
  
(Agence Ecofin) - Au Niger, la campagne «Sauvons les terres pastorales» donne déjà ses premiers résultats. Suite à l’initiative qui avait été lancée il y a un peu plus d’un mois, le gouvernement nigérien vient d’annoncer la création d’un comité qui se penchera sur la question de l’accaparement des terres arables.
 
Ce comité qui est composé de 19 membres doit soumettre un projet de loi à l’exécutif nigérien d’ici le mois de juin. Le texte permettra de «pallier les insuffisances et les lacunes qui sont souvent la cause de conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs.» indique l’APA.
 
L’initiative du gouvernement de Brigi Rafini intervient alors que l’accaparement des terres arables est l’un des maux majeurs qui minent le développement agricole du Sahel.
 
Selon les experts, cette région du monde pourrait ne plus disposer de superficies agricoles d’ici 40 ans, si la dynamique actuelle se maintenait.
 
Aaron Akinocho



APA | 05/04/2015

Niger : mise en place d’un comité sur l’accaparement des terres pastorales

Le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a procédé, samedi, à la mise en place d’un Comité ad hoc, chargé de réfléchir et de faire des propositions au gouvernement sur la question de l’accaparement des terres et de la privatisation des pâturages.

La mise en place de ce comité constitue la réponse du gouvernement à la société civile pastorale qui, le 24 février dernier, a lancé la Campagne ‘’Sauvons les terres pastorales » en vue d’attirer l’attention des décideurs sur la disparition progressive des terres pastorales au Niger.

Ce comité, composé de 19 membres, doit, au terme de 3 mois de réflexion, remettre au gouvernement un projet de loi susceptible de pallier les insuffisances et les lacunes qui sont souvent la cause de conflits meurtriers entre agriculteurs et éleveurs.

Du fait du grignotage des terres, soit du fait de l’agriculture ou tout simplement de la vente ou de l’appropriation illégale, et au rythme de la croissance démographique actuelle, le quarantième de la réserve foncière sahélienne, et donc des terres pastorales, disparait.

Au rythme actuel, si le phénomène n’est pas jugulé, il n’y aura plus d’aires de pâturage, dans 40 ans, avertissent le experts.

Au Niger, les espaces agricoles constituent quelque 15 millions d’ha, soit 12% des espaces cultivables auxquels on inclue généralement les terres pastorales et autres couloirs de passage du bétail.

En son temps, le collectif ‘’Sauvons les terres pastorales » avait lancé un appel au ralliement de tous pour mettre fin à ces pratiques nuisibles aux terres pastorales mais surtout faire l’inventaire des terres et des espaces fonciers illégalement octroyés depuis quelques années.
Original source: Agence Ecofin
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1 Comments


  1. victor gbotcho
    10 Apr 2015

    Bonne nouvelle pour les paysans !Le gouvernement a eu donc la sagesse de penser à un tel projet de loi.L'accaparemment des terres est une nubuleuse et il faut impérativement dire STOP !

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