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Madagascar grenier à riz de l’Océan Indien

La Nation | 23.08.2014

Madagascar grenier à riz de l’Océan Indien
Au cœur des débats au sommet de la COI

La ville de Moroni aux Comores accueille actuellement le sommet de l’Océan Indien afin de discuter des stratégies pour promouvoir la région ainsi que ses membres. Le projet de faire de Madagascar le « Grenier à Riz » de l’Océan Indien est toujours d’actualité et figure parmi les sujets à discuter lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Océan indien.

Ce projet a inquiété beaucoup de personnes dans la mesure où les détails ne sont pas clairs. Il semble que ce projet va sans doute prendre effet étant donné l’envergure des projets qui seront soumis aux conseils extraordinaires des Ministres de la COI. Plusieurs projets de développement seront financés par l’Union européenne. Ce qui inquiète l’opinion publique malagasy dans ce projet de faire de la Grande île le grenier à riz de l’Océan Indien, a trait aux exigences de ces pays voisins de pouvoir obtenir des concessions de terres d’une superficie d’environs 20 000 ha. La COI, comme l’explique le Collectif TANY, considère la Grande île comme un réservoir de terres cultivables pour l’Océan Indien occidental car il constitue entre autres 90% des terres arables de la COI et en raison de l’existence de vastes zones non cultivées. Ce projet de la COI vise en outre à assurer une sécurité alimentaire dans la zone. Rappelons que dans les trois régions sont d’ores et déjà identifiées comme zones pilotes notamment dans le Menabe, le Vakinankaratra, destinés à la culture et l’exportation de riz, et le Sofia pour la production d’oignons. 

Un autre souci dans ce programme que la COI qualifié comme très important pour la région est le droit foncier qui, jusqu’à maintenant n’a aucune solution plausible. Est-ce que ces droits fonciers légitimes sont pris en compte de manière effective et sérieuse par toutes les parties prenantes du programme de la COI ? « Dans le cas contraire, ce projet constituerait une source d’ [accaparements de terres] en lésant les droits de la population malgache et en portant atteinte à sa sécurité alimentaire », souligne le Collectif TANY. Une totale transparence sur le projet de la COI est requise. Les différents impacts et bénéfices pour les petits exploitants malgaches méritent davantage d’études et d’éclaircissement. Un tel projet de coopération régionale visant la sécurité alimentaire de l’Océan Indien doit mettre l’accent sur l’avenir des paysans de Madagascar et des autres îles. 

1,3 milliard d’euros pour le 11ème FED 

Concernant toujours le volet « sécurité alimentaire », l’Union européenne a annoncé qu’une enveloppe d’1,3 milliard d’euros serait allouée dans le cadre du 11ème Fond européenne de développement sur la sécurité alimentaire de 28 pays de l’Afrique australe. Ce programme touchera plusieurs secteurs clés du développement et que le retour à l’ordre constitutionnelle ainsi que la tenue de ce 4ème sommet des Chefs d’Etat et des gouvernements de la COI, sera un nouveau départ pour le développement régionale. La stabilité de la COI, la promotion du genre dans la zone Océan indien, la connectivité et la circulation régionale, la sécurité maritime et le renforcement de capacité de la COI sont des sujets qui seront discutés dans le cadre de la tenue de ce 4ème sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement de la COI. La tenue d’une rencontre très importante de ce genre doit stimuler en outre le développement économique car pour en faire de Madagascar le grenier à riz de l’Océan Indien, il y aura des investissements à faire. Est-ce que les infrastructures seront prêts pour accueillir ces projets diverses discutés par la COI ? 

Racl.R

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