Birmanie: la Constitution remise en question

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Min Ko Naing, un des leader de la génération des révoltes estudiantines de 1988, appelle à une révision de la Constitution, à Rangoon, le 5 janvier 2013. REUTERS/Stringer
RFI | 6 janvier 2014

Birmanie: la Constitution remise en question

Par RFI

Avec notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre

En Birmanie, le gouvernement réformateur avait promis de libérer tous les prisonniers politiques avant fin 2013. Or, il en reste toujours plus d’une trentaine d’après les chiffres officiels. Les lois qui permettent aux autorités civiles de mettre sous les verrous de nouveaux dissidents n’ont pas été abrogées. Résultat, la contestation sociale se poursuit en ce début d’année. Hier, dimanche 5 janvier, des milliers de personnes ont manifesté à Rangoon, la plus grande ville du pays.

Ils demandent la fin des arrestations politiques, ils réclament l’abolition des lois répressives, notamment celle qui permet au pouvoir d’arrêter des activistes qui manifestent sans autorisation. Car c’est cette disposition qu’utilisent largement les autorités birmanes pour emprisonner ceux qui s’intéressent de trop près à des sujets sensibles comme la question des droits fonciers.

Les manifestants exigent aussi que le pouvoir réforme la Constitution de 2008. Le texte favorise l’armée et empêche la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi de devenir présidente. En effet, une clause taillée sur mesure interdit aux Birmans qui ont des parents étrangers d’accéder à ce poste. Et Aung San Suu Kyi a été mariée à un Anglais.

Depuis plusieurs semaines, son parti fait pression pour que soient votés des amendements à la Constitution. Il en a proposé 150. Le président birman semble soutenir l’idée d’une réforme de la Constitution. Reste à savoir si l’armée, qui a dirigé le pays pendant un demi-siècle, acceptera aussi de réviser la loi fondamentale.
Original source: RFI
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