Agriculture au Sénégal : L’accaparement des terres fertiles touche 30 % des surfaces arables disponibles

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Un paysan sénégalais de Keur Médoune (photo de Passions Sud)

Le Soleil | Mardi 17 Décembre 2013

Agriculture au Sénégal : L’accaparement des terres fertiles touche 30 % des surfaces arables disponibles

Le nouveau secrétaire exécutif d’Enda Tiers-monde, Moussa Mbaye, a appelé à des innovations, afin que les changements climatiques puissent transformer les économies africaines vers un développement durable et juste. Il s’exprimait à l’occasion d’un atelier portant sur l’agriculture au Sahel et les changements climatiques organisé en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert.

En se recentrant sur l’Afrique de l’Ouest, Enda Tiers-monde souhaite mettre l’accent sur le secteur agricole, pilier des transformations des économies en Afrique sub-saharienne. Il s’agit de l’agriculture présentée comme le secteur le plus vulnérable aux changements climatiques. L’Ong a appelé l’administration, le Parlement, les partis politiques, les syndicats, le secteur privé et la société civile à s’interroger sur les innovations et les voies de transformation de l’agriculture. Le diagnostic d’Enda fait état d’une agriculture familiale africaine qui contribue à hauteur d’1/3 du Pib du continent et emploie les 2/3 de la population, même si des barrières subsistent encore. Il s’agit notamment du manque de productivité, de l’absence de transformation des productions, de la contrainte de la terre, de l’absence de mécanisation, etc. L’accaparement des terres fertiles représente une situation qui prend, chaque jour, des proportions inquiétantes. Au Sénégal, le phénomène touche déjà 669.958 ha, soit près de 30 % des surfaces arables disponibles. Les effets des changements climatiques sont venus se greffer au problème en contribuant à accroître la vulnérabilité du secteur et de ses populations, entraînant ainsi des crises alimentaires, des migrations, voire une montée des extrémismes. Pourtant, des innovations ont été identifiées. Elles sont portées par des acteurs, comme les services nationaux, les instituts de recherche, des Ong et des associations locales.


Selon les experts, ces expériences et bonnes pratiques à des échelles limitées doivent nourrir les stratégies nationales et régionales et influencer les politiques agricoles communes d’adaptation aux changements climatiques dans les pays du Cilss et de l’espace Cedeao. Pour le représentant-résident de la Fondation Friedrich Ebert, Kramme Stermose, l’agriculture devrait être un véritable levier sur lequel les décideurs politiques pourraient s’appuyer pour offrir du travail et des débouchés à une grande partie de leur jeunesse.

 
Original source: Le Soleil
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