Gabon : Ali Bongo Ondimba à Ntoum pour soutenir l'agriculture

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Ali Bongo Ondimba a inspecté à la mi-journée les installations de la « ferme-mère »
Koaci | 26/08/2013

Gabon : Ali Bongo Ondimba à Ntoum pour soutenir l'agriculture

Par Michel Ogandaga

Libreville, le 26 août 2013 – La ferme agropastorale de Ntoum, créée comme bientôt cinq autres dans le cadre d’une convention signée par l’État gabonais avec une société spécialisée israélienne, a reçu ce lundi la visite du Président de la République. Ali Bongo Ondimba a inspecté à la mi-journée les installations de cette « ferme-mère » vouées à la pisciculture, à l’élevage avicole et à la serriculture, saluant « ce secteur d’avenir, celui de l’agriculture. » Une étape importante sur la voie de la diversification économique et de l’autosuffisance alimentaire.

Deux ans et demi après le Conseil des ministres délocalisé à Makokou, qui avait entériné la mise en place de six fermes agropastorales sur l’ensemble du territoire, le projet conventionné à hauteur de 9,5 milliards de francs CFA par un accord avec la société israélienne Mori Investments porte ses premiers fruits. À Ntoum, le président Bongo Ondimba a pu constater la mise en production effective de la première « ferme à fonctions multiples » d’un réseau de six développé sur le modèle des communautés agricoles coopératives Moshavim d’Israël.

Soulignant sur place l’impérieuse nécessité de « réduire la dépendance alimentaire et de produire des efforts pour assurer la sécurité alimentaire des Gabonais, le chef de l’État a évoqué « ce secteur d’avenir qui est celui de l’agriculture, très dynamique et source de beaucoup d’emplois. » Une trentaine d’emplois a déjà été créée sur place et en phase pleinement opérationnelle, « lorsque nous serons en mesure d’inonder le marché et de réduire nettement le prix du panier de la ménagère », comme le note un agronome, l’impact sur l’emploi local promet d’être considérable.

Cette visite d’inspection marque la détermination et l’engagement du Gabon : avec 5,2 millions d’hectares de terres arables, le pays entend se donner les moyens de l’autosuffisance alimentaire par le développement d’une agricole raisonné et moderne. Concourant au développement socioéconomique local, le développement agricole national s’inscrit dans le cadre plus vaste de la lutte contre la vie chère où de nombreuses mesures furent prises pour soulager la bourse des Gabonais. A ce titre, notons la suspension des droits et taxes de douane sur neuf catégories de produits de première nécessité.

La ferme modulaire de Ntoum (50 hectares), mais aussi celles d’Oyem, de Lebamba et d’Okoloville - toutes d’implantation périurbaine -, permettront à terme une plus grande disponibilité des produits sur le marché (proximité avec les consommateurs), une baisse des prix pratiqués (rendements accrus par l’irrigation goutte-à-goutte et non-saisonnalité de la production sous serre) et une vulgarisation des techniques modernes par la création de centres de formation in situ. Allié au transfert de technologie et à l’enseignement, ce nouveau modèle agricole rendu célèbre par des experts israéliens passés maîtres dans l’art de « verdir le désert », livre ses premiers résultats. Ntoum produit ainsi déjà en serriculture concombres, aubergines et piments, accueille des avocatiers, des manguiers et des orangers, élève des carpes tilapia et des poissons-chats, des poulets de chair et des poules pondeuses. Les premiers oeufs ont été présentés en échantillons-test à la grande distribution.

Ainsi, l’engagement politique se traduit en actions concrètes, permettant d’honorer les décisions régionales prises en juillet 2013 à Libreville, lorsque le Gabon et ses voisins de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) signèrent le Pacte de partenariat pour la mise en oeuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Un programme qui prévoit de réduire d’au moins 50% les importations gabonaises, nécessitant une détermination financière de l’État à hauteur de 30 à 40 milliards par an jusqu’en 2020. Objectif 2014, l’adoption par le gouvernement d’un programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Avec le Gabon Vert vient le Gabon Bleu et le nouvel accord signé fin juillet avec l’Union européenne pour l’exploitation rationnelle des ressources halieutiques dans les eaux territoriales en échange d’une contrepartie financière et d’un appui sectoriel en nette augmentation, au bénéfice de la politique gabonaise de la pêche. Un secteur en transformation depuis la signature d’un partenariat avec le conglomérat mauricien IBL pour développer une industrie de transformation des produits de la mer. Ce lundi 26 août, le gouvernement annonce la réouverture de la pêche à la sardine.
Original source: Koaci
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