Logo-text

Hongrie: Adoption de la loi sur les terres agricoles

Le président hongrois, Viktor Orban. REUTERS

La France Agricole | le lundi 24 juin 2013

Hongrie: Adoption de la loi sur les terres agricoles

Le Parlement hongrois a adopté, le 21 juin 2013, une loi sur les terres agricoles, qui impose notamment des restrictions aux étrangers pour l'acquisition de foncier.

La loi a obtenu 253 voix pour, 17 contre et zéro abstention au Parlement, où la formation du Premier ministre conservateur, Viktor Orban, détient une majorité des deux tiers.

« A partir du 1er mai 2014, le marché des terres agricoles sera libéralisé en Hongrie et l'achat de terrains sera possible pour les citoyens des pays membres de l'UE », a indiqué le gouvernement hongrois dans un communiqué.

Selon le texte, les citoyens hongrois et communautaires pourront acquérir des terrains en Hongrie mais, si la superficie dépasse un hectare, les acheteurs devront être des agriculteurs. Ces derniers devront s'identifier avec un diplôme agraire ou forestier ou justifier d'une activité agraire en Hongrie de trois ans au minimum.

Selon Viktor Orban, la nouvelle loi « arrive à concilier la défense des terres hongroises avec la législation communautaire » et défend les intérêts de petits et moyens producteurs. L'opposition a formulé une opinion contraire : la députée Rebeka Szabo, de la formation Dialogue pour la Hongrie (gauche-verte), a souligné avant le vote que la loi « trahissait les fermiers, qui n'avaient pas les moyens de faire entendre leur voix sur les questions pertinentes » comme la location des terres arables.

Selon la députée indépendante Szilvia Lengyel, la loi crée des domaines plus grands au détriment des plus petits, une opinion partagée par Zoltan Gögös, un député socialiste, qui dénonce que « quelque 5.000 domaines de 1.200 hectares en moyenne seront créés dans le pays, servant les intérêts d'un cercle restreint ».

Il faisait ainsi allusion au scandale révélé au début de 2012, lorsque l'opposition et l'ancien secrétaire d'Etat au ministre de l'Agriculture, Jozsef Angyan, lui-même membre du Fidesz, avaient dénoncé une pratique selon laquelle la majorité des terres offertes à la location étaient revenues à des sociétés liées au Fidesz. « Des réseaux mafieux s'accaparent de la totalité des ressources, de la terre, des subventions et des marchés », avait alors critiqué M. Angyan, qui avait démissionné à la fin de janvier 2012 après avoir relevé des anomalies, ignorées, selon lui, par ses supérieurs.

Des agriculteurs ont protesté vendredi à travers le pays en occupant des routes, notamment dans les départements au nord et à l'ouest de Budapest.

---

RFI | 22 juin 2013

Hongrie: nouvelle loi sur les terres agricoles, colère des agriculteurs

Par RFI

A une écrasante majorité, le Parlement hongrois a adopté vendredi une loi sur les terres agricoles qui ouvre la possibilité d’achat de terrains aux citoyens des pays membres de l’Union européenne. En même temps, la loi impose des restrictions aux étrangers en matière d’acquisition de terrains.

A partir du 1er mai 2014, les ressortissants d’autres pays européens pourront acquérir des terrains en Hongrie. La loi a été adoptée à une large majorité par le Parlement hongrois. La libéralisation du marché ne sera pas toutefois totale. Les terrains dont la superficie dépasse un hectare seront réservés exclusivement aux agriculteurs. Pour prouver sa qualité d’agriculteur, il faudra présenter un diplôme dans les domaines agraire ou forestier, ou alors justifier d’une activité agricole en Hongrie de trois ans minimum.

Opposition des agriculteurs

Selon le Premier ministre Viktor Orban, la loi défend les intérêts des petits et moyens producteurs agricoles. Mais ceux-ci ne semblent pas tous partager cette opinion. En effet, des agriculteurs ont protesté ce vendredi 21 juin dans le pays, se déployant sur des routes, notamment au nord et à l’ouest de Budapest. Plusieurs députés craignent que la nouvelle loi favorise des grands domaines au détriment des plus petits, et que des réseaux mafieux s’accaparent de la terre, des subventions et des marchés. Pourtant, seulement dix-sept députés sur deux cent soixante-dix ont voté contre la loi.

Who's involved?

Who's involved?


Languages



Special content



Archives




Latest posts