Herakles Farm suspend ses opérations suite aux injonctions du gouvernement camerounais

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Investir au Cameroun | 22 mai 2013 | English

Herakles Farm suspend ses opérations suite aux injonctions du gouvernement camerounais

Herakles Farm a indiqué qu’elle suspendait ses activités au Cameroun en réponse à une injonction de cessation du ministère en charge des Forêts et de la Faune, a-t-on appris d’un communiqué de l’entreprise transmis aux journalistes locaux le 21 mai 2013.

« L'injonction demande que la société cesse la préparation des terres à proximité de sa pépinière de Talangaye », peut-on lire dans le communiqué de l’entreprise qui indique que le gouvernement a soumis la reprise de ces activités à la déclaration d'utilité publique effectuée dans la zone où l'ensemble du projet est situé.

Herakles Farm fait savoir qu’il regrette cette injonction pour ses 690 employés permanents qui se retrouvent de fait en congé et qui intervient alors qu’elle avait débuté le transfert des pépinières vers des zones définitives de culture. « La société est profondément affligée de voir tant de ses collaborateurs camerounais engagés se retrouver sans emploi pour une période incertaine. En outre, les programmes de développement de la force de travail de la communauté et de la société resteront en suspens jusqu'à ce qu’une solution avec le gouvernement du Cameroun puisse être trouvée. La société trouve cette situation particulièrement tragique et fera tout son possible pour parvenir à un dénouement positif », a indiqué Herakles dans son communiqué.

Le 3 mai 2013 le gouvernement camerounais dans un rapport du ministère en charge des forêts et de la faune a dénoncé l’activité du groupe agro-alimentaire américain l’accusant d’avoir pratiqué des méthodes « d'intimidation et de corruption » pour s’accaparer de milliers d’hectares de terres.

Bien avant le gouvernement, de nombreuses organisations non gouvernementales nationales et internationales avaient lancé une campagne internationale pour attirer l’attention sur les investissements d’Herakles Farm, les présentant comme un exemple du phénomène d’accaparement de terres dans les pays en voie de développement avec des fins ou des conséquences spéculatives. « Le projet d’Herakles Farms peut très bien être perçu comme un exemple au sens large d’accaparement des terres en Afrique. La société n’y voit qu’une occasion de faire de l’argent, ignorant le fait qu’elle détruirait une forêt tropicale de grande biodiversité, et au détriment des moyens de subsistance de la population locale », avait indiqué dans un communiqué le 1er février 2013, Irène Wabiwa, chargée de la campagne Forêts pour la branche africaine de Greenpeace

Original source: Investir au Cameroun
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