L'agroalimentaire au coeur d'une visite française à Dakar

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Jeune Afrique, 20 Décembre 2012

Diplomatie économique
L'agroalimentaire au coeur d'une visite française à Dakar

Par Michael Pauron

Le ministre délégué chargé de l'Agroalimentaire français Guillaume Garot est à Dakar pour signer une convention de partenariat entre l'Aafex et l'Adepta et rencontrer les autorités sénégalaises.

Décembre, mois de la France en Afrique ? Après le ministre de l'Économie Pierre Moscovici, le ministre délégué au Développement Pascal Canfin, tous deux à Abidjan au début du mois, suivis de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, accompagné de Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, au Maroc la semaine dernière pour l'inauguration du tramway d'Alstom, et le président François Hollande en Algérie ces jours-ci, c'est le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, chargé de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, qui est arrivé hier à Dakar pour une visite de deux jours.

Pour son premier voyage en Afrique, il doit y rencontrer les autorités sénégalaises, dont le ministre du Commerce et de l'Industrie El Hadji Malick Gakou et le Premier ministre Abdoul Mbaye. Et surtout des chefs d'entreprise du secteur dont il s'occupe. Il signera une convention de partenariat avec le réseau Afrique Agro-Export (Aafex) et l'association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (Adepta).

Apprendre et écouter

Le député de la Mayenne prévoit de visiter une ferme agricole et l'usine de « La Vivrière » (transformation de produits locaux) dont la semoule est exportée dans l'hexagone. Une visite éclair pour « conforter les liens entre les économies » des deux pays, dit-on dans l'entourage du ministre. « Je viens pour apprendre et écouter, renforcer nos échanges », précise encore le ministre français. Normes du marché français, politique de co-développement... des sujets qu'il doit aborder lors d'un discours à l'Université Cheick Anta Diop.

Sur la problématique des subventions à l'exportation des entreprises françaises et européennes, qui contribuent souvent à décimer des filières africaines, Guillaume Garot croit fermement que « l'arrêt immédiat des subsides aurait des effets désastreux pour nos producteurs européens ». « Je milite pour une mondialisation équilibrée », précise-t-il. Enfin, autre thème sensible, l'accaparement des terres. « Je suis contre, bien entendu, et j'en toucherai deux mots sur place », assure-t-il, alors que des entreprises françaises sont aujourd'hui à l'oeuvre sur le continent, notamment pour la production de biocarburants.
Original source: Jeune Afrique
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