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730 transactions foncières se sont déroulées en Afrique entre 2000 et 2010, selon Oxfam

Oxfam va demander à tous les chefs d’état africains de garantir la transparence sur les transactions foncières à grande échelle
APA-Dakar (Sénégal) | 2012-10-02

730 transactions foncières se sont déroulées en Afrique entre 2000 et 2010, selon Oxfam

Quelque 730 transactions foncières se sont déroulées en Afrique sur une superficie totale de 56,2 millions d’hectares, entre 2000 et 2010, a révélé Mohamed Lamine N'Diaye, responsable du Département panafricain de la justice économique à Oxfam.

« 56,2 millions d’hectares, c’est énorme. C’est comme si vous achetez une superficie égale à l’ensemble de la Ville de Dakar une centaine de fois par an. C’est pour vous montrer l’ampleur de l’acquisition de terres à grande échelle », a dit M Ndiaye lors d’une conférence de presse sur ''l'accaparement des terres en Afrique'', mardi à Dakar.

Selon lui, C’est un phénomène qui se passe dans beaucoup de pays africains.

Sur les 11 pays dans le monde où ce phénomène est très visible, 7 sont des pays africains.

« Je pense que nous devons prendre les mesures nécessaires pour nous assurer qu’il y a un cadre approprié et adéquat qui va nous permettre de faire face à cette ruée vers les terres africaines sénégalaises avant que ce phénomène n’entre de plein pied dans ce pays », a –t-il expliqué. ;

Toutefois, il a souligné qu’il y a des risques qui concernent les 80 000 000 petits producteurs que comptent l’Afrique, qui, pour la plupart, détiennent 30% du PIB africain.

40% des exportations africaines sont l’œuvre de ces producteurs composés de jeunes et de femmes.

« Nous avons la responsabilité en tant que organisation de la société civile, organisation paysanne de prendre les devants, de travailler et de dialoguer avec les Chefs d’Etat africains. Nous allons dans les prochaines semaines travailler sur des activités qui vont nous permettre de vulgariser ce phénomène », a expliqué M Ndiaye.

Dans cette perspective, « nous allons demander à tous les chefs d’état africains de garantir la transparence sur les transactions foncières à grande échelle et s’assurer qu’il y a un libre consentement, que les populations qui sont victimes de ces accaparements de terre reçoivent une compensation adéquate et que leurs droits soient respectés », a encore dit Ndiaye.

Il a jouté que c’est un combat que toutes les organisations de la société civile, les organisations paysannes doivent mener et d’autres organisations.

Il doit également être mené par les Etats parce que ce phénomène est entrain de ramper dans tous les pays africains.

Oxfam et ses partenaires adresserons une lettre ouverte à tous les chefs d’Etats africains pour leur dire de prendre des mesures contre l’accaparement des terres.

Oxfam publiera jeudi prochain un rapport intitulé : "Notre terre, notre vie : halte à la ruée mondiale sur les terres''.
 
ML/of/APA
  • Icon-world  APA
  • 02 Oct 2012

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