Délocalisation du projet de Fanaye : Associations de défenses des droits de l'homme et artistes s’investissent

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Rewmi | le Vendredi 10 Août 2012

DELOCALISATION DU PROJET DE FANAYE : Associations de défenses des droits de l'homme et artistes s’investissent

Face à l’accaparement des terres et la délocalisation du Projet agricole de Fanaye, dans la réserve spéciale de faune du Ndiael, l’Ong Enda Pronat a tenu à marquer sa désapprobation, activant les organisations de défense des droits de l’homme, lors d’une conférence de presse au siège de la Raddho, avec la première d’une chanson « Touche pas à ma constitution », interprétée par le groupe Bidew Bou Bess.

La spoliation de terres et des ressources naturelles et, particulièrement, celle concernant le projet de Fanaye délocalisé à Ndiael, dans le Fouta, a été l’objet de la rencontre avec la presse de l’organisme Enda Pronat. Selon Mme Sow, Directrice Exécutive de l’organisme, 60% des populations sénégalaises, étant agriculteurs ou éleveurs, ont ainsi besoin de leurs terres pour une pratique d’agriculture respectueuse de l’environnement. Elle a ainsi annoncé que pour la réserve de Ndiael, des documents tenus au niveau de l’Apix, démontrent que la société est dans l’optique d’y acquérir des titres fonciers. La Directrice exécutive d’Enda Pronat de noter, par la suite, que l'octroi d'une terre passe par une étude de projet, à partager avec les populations, un projet n'ayant pas seulement des avantages.

Selon elle, le problème des habitants de Fanaye (Podor) et du Sénégal, c’est d'arriver à développer l'agriculture et l'élevage, pour assurer notre souveraineté alimentaire. Aussi, juge-t-elle que cette situation met en péril les efforts des petits producteurs, pour satisfaire, dans une perspective durable, l’alimentation des villes, contribuer à la création d’emploi et de revenus décents, en milieu rural.

Le phénomène de l’accaparement des terres, de l’avis de Mme Sow, transforme la terre en une marchandise, en parfaite ignorance de sa dimension socioculturelle, en promouvant l’agrobusiness, au détriment d’une agriculture paysanne d’exploitations familiales.

Aussi, l’alerte du groupe Bidew Bou Bess a-t-elle été mise à contribution, avec une chanson sur « l’accaparement des terres », laquelle a servi d’hymne et de rythme de dénonciation de la violation des lois foncières, faite avec un mépris foncier des droits des petits producteurs et autres communautés marginalisées.

Mamadou DIOUF

REWMI QUOTIDIEN

Vendredi 10 Août 2012

Original source: Rewmi
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