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Course à la terre : Un phénomène spectaculaire de la mondialisation

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MEDIASOLIDAIRE | 02 Mai 2012

Course à la terre : Un phénomène spectaculaire de la mondialisation

L’accaparement des terres : les enjeux au sud. C’était l’axe central d’un apéro thématique le 24 avril dernier dans un centre culturel de Saint-Ouen (93). Une table ronde initiée par Solidarité. L’association entend ainsi promouvoir des concepts alternatifs. Au total, une vingtaine de participants sont venus échanger et débattre sur un enjeu fondamental du 21è siècle : la course à la terre. Ces transactions concernent 1,7 % de la surface agricole mondiale (Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est, Europe de l’Est). Acquisitions et locations visent à assurer la sécurité alimentaire des investisseurs américains, européens ou asiatiques. Et ce, au détriment des populations autochtones. Après la crise économique des années 90, le cours des matières premières a bondi. Résultat : de nombreux acteurs étrangers, publics ou privés, ont misé sur le foncier. Ils ont cherché à gagner de l’espace en dehors de leur territoire national.

Riches en ressources (eau, diamants…), les terres arables sont devenues des investissements à long terme. Entre logique de profit et de développement, cette ruée pose un réel problème. Dans la majorité des cas, les communautés touchées dans le pays d'accueil ne sont guère consultées. La moitié des projets convoitent des champs déjà utilisés par des agriculteurs locaux qui résident sur place. Et vivent de leurs exploitations familiales. Quant aux retombées sur l'emploi, elles semblent très limitées. Loin de la stratégie "gagnant-gagnant", cette évolution récente sert les pays dominants et non le développement. Guillaume Gomis s’est rendu en Seine-Saint-Denis pour Radio Solidaire. Il a pu recueillir les témoignages des intervenants au terme d’une soirée conviviale, riche et engagée. Reportage.

19h30. Mains d’Œuvres, ancien centre social et sportif des Usines Valeo. Un bâtiment de 4000 m2 dédié à « l'imagination artistique et citoyenne ». Assis en cercle, toutes générations confondues, les participants prennent place au fond du bar. Les uns sur des chaises, d’autres sur des banquettes. Au micro : la chargée de communication de Solidarité. Audrey Avanzi…

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21h05. L’apéro thématique touche à sa fin. L’assistance range stylos, notes et brochures. Les invités se lèvent, la salle se vide. L’occasion d’approcher les deux jeunes intervenants. Durant une heure trente, le tandem a animé les discussions et répondu aux sollicitations. Dans un recoin du café restaurant, nous rencontrons Rachel Leenhardt, chargée de communication et des relations extérieures de SHERPA (Protéger et défendre les populations victimes de crimes économiques). L’association souhaite mobiliser sur ces questions. Elle utilise le droit comme levier dans les rapports de force entre la France et les pays du sud. En introduction, Rachel Leenhardt nous livre sa propre vision du processus d’appropriation des terres. Interview...

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MEDIASOLIDAIRE | 02 Mai 2012

Course à la terre : Un phénomène spectaculaire de la mondialisation

L’accaparement des terres : les enjeux au sud. C’était l’axe central d’un apéro thématique le 24 avril dernier dans un centre culturel de Saint-Ouen (93). Une table ronde initiée par Solidarité. L’association entend ainsi promouvoir des concepts alternatifs. Au total, une vingtaine de participants sont venus échanger et débattre sur un enjeu fondamental du 21è siècle : la course à la terre. Ces transactions concernent 1,7 % de la surface agricole mondiale (Afrique, Amérique latine, Asie du Sud-Est, Europe de l’Est). Acquisitions et locations visent à assurer la sécurité alimentaire des investisseurs américains, européens ou asiatiques. Et ce, au détriment des populations autochtones. Après la crise économique des années 90, le cours des matières premières a bondi. Résultat : de nombreux acteurs étrangers, publics ou privés, ont misé sur le foncier. Ils ont cherché à gagner de l’espace en dehors de leur territoire national.

Riches en ressources (eau, diamants…), les terres arables sont devenues des investissements à long terme. Entre logique de profit et de développement, cette ruée pose un réel problème. Dans la majorité des cas, les communautés touchées dans le pays d'accueil ne sont guère consultées. La moitié des projets convoitent des champs déjà utilisés par des agriculteurs locaux qui résident sur place. Et vivent de leurs exploitations familiales. Quant aux retombées sur l'emploi, elles semblent très limitées. Loin de la stratégie "gagnant-gagnant", cette évolution récente sert les pays dominants et non le développement. Guillaume Gomis s’est rendu en Seine-Saint-Denis pour Radio Solidaire. Il a pu recueillir les témoignages des intervenants au terme d’une soirée conviviale, riche et engagée. Reportage.

19h30. Mains d’Œuvres, ancien centre social et sportif des Usines Valeo. Un bâtiment de 4000 m2 dédié à « l'imagination artistique et citoyenne ». Assis en cercle, toutes générations confondues, les participants prennent place au fond du bar. Les uns sur des chaises, d’autres sur des banquettes. Au micro : la chargée de communication de Solidarité. Audrey Avanzi…

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21h30. Autre brillant militant associatif : Mathieu Perdriault, agroéconomiste. Il est chargé du développement et des projets d’AGter (Amélioration de la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources Naturelles). Objectif de l’ONG : établir des analyses de gouvernance des ressources naturelles puis les rendre accessibles grâce à des matériels documentaires. A son tour, Mathieu Perdriault nous détaille sa perception et les perspectives de la course à la terre...

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21h45. La nuit tombe. L’heure de dresser un premier bilan de l’événement avec la chargée de communication de Solidarité. Audrey Avanzi satisfaite du déroulé de la table ronde. Ecoutez.

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Une date à retenir : le 11 mai 2012. En effet, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), organisme intergouvernemental de l’ONU, doit adopter des « directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers, dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale ». Cet arsenal de mesures peut constituer un précieux outil pour encadrer achats et locations de terres. Reste aux Etats à se les approprier et les appliquer...

Pour vous renseigner sur l’association Solidarité, cliquez ici.
Si vous souhaitez en savoir plus sur SHERPA, c’est ici.
Enfin, pour de plus amples informations concernant AGter, cliquez là.

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