L'ONG "Brainforest" et des membres de la population rencontrent des représentants d'Olam

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Le Gabon Enervant | 27 mars 2012

L'ONG "Brainforest" et des membres de la population rencontrent des représentants d'Olam

La semaine dernière, OLAM, le groupe Singapourien d'agro-business, a annoncé qu'il allait investir dans une joint-venture avec le gouvernement gabonais, établissant 28000 hectares de plantations d'hévéas. OLAM a déclaré que l'investissement total pour ce projet serait d'environ $ 183000000 et OLAM aurait une part de 80 % dans l'affaire et le Gabon aurait 20%. Selon les déclarations qui peuvent être retrouvées sur le site Web d'OLAM, la demande mondiale en caoutchouc est en augmentation si rapide que les plantations doivent être augmentées d'1 million d'hectares dans les cinq ans à venir, pour y faire face. Pour OLAM, cette expansion se produirait d'abord dans la province du Woleu-Ntem au Gabon. Mais il semble que l'accord entre OLAM et le gouvernement gabonais ait eu lieu sans consultation avec la population vivant autour de la zone où ces plantations sont censées être mises en place. L'ONG Brainforest et des représentants de la population ont rencontré la semaine dernière des officiels d'Olam, pour discuter de l'impact potentiel de ce projet sur l'environnement et sur les personnes habitants les zones environnantes.

La consommation de caoutchouc est appelée à croître de 3,3% au cours des 10 prochaines années, principalement en raison de l'industrie pneumatique pour véhicule utilitaire, en particulier en Chine et en Inde. Parce que l'industrie des plantations d'hévéa est déjà saturée dans les pays comme l'Indonésie et la Malaisie, de nouvelles frontières doivent être trouvées à cette expansion de l'hévéa. L'Afrique est considérée par OLAM comme étant cette prochaine et dernière frontière. Alors que les gens de l'industrie du caoutchouc soulignent le potentiel pour cette matière en Afrique de l'ouest, on s'interroge peu au sujet de l'impact que ces plantations pourraient avoir sur l'écosystème local et la qualité de vie des populations; personne ne s'interroge, sauf pour l'ONG Brainforest. Afin de clarifier l'impact des projets d'OLAM au Gabon, Brainforest a organisé une réunion à son siège entre les communautés locales et les délégués d'OLAM. L'objet de la réunion était d'exprimer la méfiance de Brainforest et des populations locales, concernant les contrats et conventions signés entre OLAM et les autorités gabonaises. Au Gabon, OLAM a annoncé de nombreux projets:

• Deux plantations de palmiers à Kango et Mouila
• Des plantations d'hévéas dans le nord du Gabon
• Une usine d'engrais à Port-Gentil.

Ce que Brainforest et les populations veulent exprimer, est que ces projets ont généralement un impact énorme sur l'environnement et potentiellement sur la santé publique aussi et le plus grand soin doit être pris lors de la planification des dits projets. Il y a aussi la situation de la propriété foncière qui peut potentiellement être une question très délicate parce que la population du Woleu-Ntem, par exemple, a déjà eu l'expérience des plantations d'hévéas et ce fut une expérience amère qui amène beaucoup d'entre eux à être fortement opposés au projet OLAM. Pour éviter de nombreuses complications à l'avenir, l'ONG Brainforest a demandé aux délégués d'OLAM d'être transparent et offrir à l'ONG, toutes les copies des contrats et conventions signés avec le gouvernement gabonais, ainsi que toutes les études d'impact environnemental et socio-économique réalisées à ce jour en appui de ces projets au Gabon.

Brainforest a dit que ce n'est que dans des conditions de transparence qu'elle pourrait bien surveiller les activités d'OLAM. Si OLAM ne se conforme pas, l'ONG a déclaré qu'elle prendrait des mesures sur le terrain pour dénoncer les pratiques peu orthodoxes d'Olam.
Original source: Le Gabon Enervant
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