L'Éthiopie nie expulser des agriculteurs au profit d'investisseurs privés

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Au cours des cinq dernières années, l'Éthiopie a donné en concession à des investisseurs privés 300 000 hectares de terres arables. (Photo : International Rivers Network)
Agence France-Presse | le 09 mai 2012

L'Éthiopie nie expulser des agriculteurs au profit d'investisseurs privés

Addis Abeba

Le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a démenti mercredi que l'allocation de terres cultivables à des projets d'investissements privés se traduisait, dans son pays, par des évictions forcées d'agriculteurs.

«Quand nous allouons la terre, nous nous assurons que les préoccupations en matière d'environnement sont correctement traitées, que les intérêts des populations locales sont pris en compte comme il se doit et que l'utilisation de la terre est rentable,» a affirmé le dirigeant, à l'ouverture d'un forum sur l'investissement en Éthiopie.

Sur les cinq dernières années, l'Éthiopie a donné en concession à des investisseurs privés 300 000 hectares de terres arables.

Des groupes de défense des droits de l'Homme, dont Human Rights Watch, accusent le gouvernement de forcer des agriculteurs à quitter des terrains fertiles pour les attribuer aux investisseurs. Les autorités éthiopiennes répondent que les départs sont toujours volontaires.

Le forum sur l'investissement en Éthiopie se tient en marge du Forum économique mondial consacré à l'Afrique, plus spécifiquement aux partenariats public-privé et à la nécessité de diversifier l'économie du continent.

Plus de 700 participants au Forum économique mondial sont attendus entre mercredi et vendredi dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, dont huit dirigeants africains, l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown.

Selon M. Meles, l'investissement privé est un élément clé du développement de l'Éthiopie, qui espère pouvoir afficher une croissance économique de 15 % en 2015. À l'heure actuelle, la hausse du PIB éthiopien est, selon le gouvernement éthiopien, de 11 %, et, selon le Fonds monétaire international (FMI), de 8 %.

«Nous comptons sur le secteur privé pour jouer un rôle vital dans l'application de ces projets» de développement, a déclaré le premier ministre, saluant en particulier une hausse des investissements agricoles, notamment dans les grandes exploitations.
Original source: AFP
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