La ruée des Asiatiques sur les terres agricoles en Russie

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Des paysas chinois ramassent des graines de soja à Babstovo, en Russie, le 15 Jan. 2012. (Daisuke Nishimura)
Les Echos | 22/02-2012

La ruée des Asiatiques sur les terres agricoles en Russie

Jacques Hubert-Rodier 

Les paysans du nord-est de la Chine, de la péninsule coréenne et récemment du Japon sont de plus en plus attirés par les vastes terres de l'extrême-orient de la Russie, écrit l'« Asahi Shimbun ». Dans une série d'articles intitulée « Focus sur l'Extrême-Orient », le quotidien japonais évoque la vie de Qi Liming, un Chinois de trente-huit ans qui s'est installé à Babstovo, dans l'oblast autonome juif, en Sibérie. « Depuis que je suis arrivé en Russie, j'ai multiplié par 10 mes revenus », affirme-t-il. Dans sa ville natale en Chine, il cultivait deux hectares de terres avec sa famille. Aujourd'hui, avec sept autres personnes, il travaille sur 300 hectares de champs qui font partie des 4.700 hectares de terres exploitées par une compagnie chinoise, la Bao E Feng Shou Co., de la province de Heilongjiang (nord-est de la Chine).

D'après le journal, cette histoire est emblématique de tous ces Asiatiques qui ont choisi de s'exiler dans l'Extrême-Orient russe. Mais il peut s'agir aussi d'entreprises, comme cette société sud-coréenne qui a introduit en Sibérie des machines automatisées pour traiter le soja et qui emploie une quarantaine de Russes. Le président de cette entreprise confie d'ailleurs que si les deux Corée sont un jour réunifiées, il risque d'y avoir des pénuries alimentaires dans la péninsule. Ainsi s'agit-il d'un immense pari sur l'avenir. Et toute cette région de l'Extrême-Orient est en train de connaître « une immense transformation », au moins aussi importante que celle qui a eu lieu des dernières années du XIX e siècle jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Original source: Les Echos
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