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La nécessité de réformer la loi foncière et l’harmonisation de lois sont une de solution au phénomène d’accaparement des terres en RDC.

AJAC
Communiqué de presse
Fait à Kinshasa, le 19 Avril 2011

La journée internationale de la terre est célébrée le 17 avril de chaque année.  A l’occasion de cette commémoration, l’organisation Forum des Amis de la Terre, basée à Butembo au Nord Kivu, a organisé à Kinshasa une réflexion sur la problématique des terres en RDC, dimanche dernier dans la salle des réunions de PREFED, en collaboration avec l’Association des Journalistes Agricoles, AJAC/RDC.

Cette journée a été animée par Simplex Malembe, Coordonnateur du Forum des Amis de la Terre et membre de la Cellule de plaidoyer au parlement pour l’adoption du code agricole. Il a souligné que le problème d’accès à la terre se pose avec acuité en RDC et les paysans paient un lourd tribut. Ils deviennent sans le savoir des gens sans terre dans leurs propres terres.

Dans les provinces comme le Katanga, les deux Kasaï, les populations ont perdu leurs terres au détriment des entreprises minières.  Au sud Kivu, Nord Kivu et au Bas Congo, des agro industriels  se sont accaparés des immenses terres en défaveur des paysans. Dans le Bandundu, Equateur, en Province Orientale, au Maniema les exploitants ont pris des terres en termes des forêts.

Les facteurs qui favorisent ce phénomène d’accaparement des terres sont entre autre: la loi foncière  non adaptée aux coutumes et traditions ; la non harmonisation de différentes lois comme les codes miniers et forestier, le code des hydrocarbures, bientôt le code de l’eau.

« Souvent c’est la cacophonie à laquelle nous assistons sur un même espace, on peut trouver des autorisations délivrés par des Ministères de Mines, de l’Environnement, de l’Agriculture », affirme Malembe.

Un autre facteur est lié à la justice congolaise qui n’est pas du côté du droit dans les conflits fonciers. « Ce n’est pas toujours celui  qui a raison qui gagne ». Enfin, il y a cette gestion trop centralisée au niveau de Kinshasa.

Comme piste de solution face à ce phénomène, Malembe estime qu’il faut réorganiser  d’abord le cadre de gestion de l’espace congolais à travers la décentralisation. « On donne souvent à une même entreprise qui change de nom des terres dans différentes provinces, si on met ensemble ces espaces, certaines entreprises peuvent avoir l’espace équivalant au 2/3 du Katanga », indique Malembe.

Il y a aussi la nécessité de réformer la loi foncière qui contient les germes de la conflictualité entre l’autorité publique et coutumière. Enfin, l’harmonisation des différentes lois s’impose aussi en mettant en place un cadre de concertation pour éviter que le même espace ne soit pas distribué par différents ministères.

Réalisé par la Coordination Nationale de l’AJAC

Plus d’information ?

Ont été présents à cette rencontre du 17 Avril 2011 au PREFED :

  • Paluku Mivimba, président de FOPAC et président de la Cellule de plaidoyer. Tél : 0998386456
  • Espérance Nzuzi, membre de la cellule et présidente de la FOPAKO. Tél : 0998972923
  • Donatien Malonda, membre de la cellule et conseiller au REPAM. Tél : 0990292750
  • Simplex Kambale Malembe, membre de la cellule de plaidoyer et expert en question foncière.

L’AJAC : est un réseau des journalistes œuvrant dans le secteur agricole et du développement rural, créé en décembre 2010 dans le but de promouvoir l’agriculture et le développement rural ainsi que contribuer à la sécurité alimentaire en RDC à travers des émissions, reportages, papiers d’analyse sur le secteur agricole et des échanges d’informations. L’AJAC regroupe des journalistes de toutes les provinces de la RDC, spécialistes des questions de l’agriculture, du développement rural et de l’environnement. Tél : +243 997653390/ e-mail : [email protected]

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  • 19 Apr 2011

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