Des ONG dénoncent des expropriations foncières dans le sud de la Mauritanie

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PANA | 27/12/10

Nouakchott (PANA via Mauritanie-web) - Les responsables de plusieurs associations membres du Forum national des Organisations nationales de défense des Droits Humains (FONADH), ont dénoncé lundi au cours d'une conférence de presse, la spéculation et les expropritations foncières dont sont victimes plusieurs collectivités dans les régions de la vallée du fleuve Sénégal (Sud de la Mauritanie).

M. Sarr Mamadou, président du réseau et ses collègues ont notamment constaté "que depuis les événements de 1989, les collectivités traditionnelles sont régulièrement expropriées de leurs terres par des spéculateurs, en complicité avec l'administration territoriale, en dépit de vives protestations".

Pour le FONADH "la situation s'est aggravée ces derniers mois avec les attributions de concessions rurales à des investisseurs étrangers, sans concertation préalable avec les populations cernées" qui, de leur côté, se sont mobilisées pour défendre leurs droits sur ces terres et dénoncer les violations de plusieurs dispositions de l'ordonnance 83.127 du 5 juin 1983 et ses différents décrets d'application.

Les ONG n'ont pas révélé l'identité des multinationales de l'agro-busness bénéficiaires des attributions foncières en question; toutefois certaines sources parlent de sociétés saoudiennes, soudanaises et même américaines,

Le réseau réclame également "le droit de propriété des populations sur les terres de culture issues des régimes de l'Afrique occidentales francaises (AOF) et reconnues par la loi foncières 83.127 de juin 1983, qui précise que les immatriculations au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement".

En Mauritanie, l'affectation des terres agricoles aux multinationales s'est aggravée par la spéculation de certains intermédiaires nationaux qui les revendent au prix fort à ces multinationales, faute de pouvoir les exploiter.

Original source: PANA
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1 Comments


  1. Cheikhany Ould Sidina
    30 Dec 2010

    Je ne suis pas membre de ces organisations que je ne connais pas. Mais mon expérience d’ancienne autorité sur le fleuve proche des populations et de 14 ans ( 1987 à 2000) de syndicat de l’agriculture par l’exercice de Secrétaire Général de la Fédération de l’Agriculture et de l’Elévage de Mauritanie ( FNAEM) affiliée à la CGEM m’incite à leur donner entière raison et d’ajouter que les mauritaniens comme beaucoup d’autres pays africains sont très peu informés sur les nouveaux enjeux du Land grabbing (accaparement des terres) télécommandé depuis quelques années par la Banque Mondiale .destiné à assurer la sécurité alimentaire des pays riches au détriment des pauvres populations d’Afrique et de trouver u travail aux bureaux d’études et industriels occidentaux et asiatiques. L’Afrique vient de subir plus de 20 ans de destruction de ses agricultures ( ref ouvrage Notre continent, notre avenir en ligne) depuis l’avènement des PASA de la Banque Mondiale. L’Afrique est aujourd’hui menacée par une nouvelle ère de « néocolonialisme foncier » aussi grave que « le pillage de ces ressources minières ». La Mauritanie pouvait et peut, en moins de 2 ans , sans besoin de financement extérieur, si assurer l’autosuffisance et la sécurité alimentaire de la Nation Arabe et Africaine si l’Etat accepte d’entendre d’autres politiques que celles de la Banque Mondiale et des alliances douteuses de technocraties publiques et privées nées du PASA. On essaie actuellement d’embarquer nos Etat adans une nouvelle aventure. Le fleuve Sénégal, grenier agricole de tous les mauritaniens, actuellement victime depuis 22 ans des politiques agricoles dictées par la BIRD, ne doit pas tomber entre les mains de l’agrobusiness alimentaire étranger. Tous les mauritaniens du Nord au Sud et toutes organisations internationales éprises de justice et développement local des populations doivent se mobiliser pour demander à l’Etat de sortir des sentiers bâtis pour valoriser, en comptant sur nos propres forces les immenses ressources hydro-agricoles du fleuve non exploitées. Cheikhany Ould Sidina tel 00 222 2138559 [email protected]

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