Appropriation et concentration de droits fonciers à grande échelle-Le cas de la Zambie

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AGTER | janvier 2010

ZAMBIE

Accaparement des terres.

Mathieu Perdriault

Cet article fait partie d’une sélection de cas retenus par AGTER pour illustrer les phénomènes actuels d’appropriation massive de terre dans le monde. Les informations proviennent dans une large mesure de la presse et la plupart peuvent être consultées sur le blog de GRAIN. Ces informations sont souvent très incomplètes. Nous vous invitons à nous aider à les améliorer en nous envoyant d’autres données, en mentionnant vos sources avec précision par le biais du forum associé à cet article.

Caractéristiques du cas

Le gouvernement zambien cherche à transférer des droits fonciers sur 30 millions d’hectares à des investisseurs étrangers pour procéder à leur mise en valeur au travers d’entreprises de production constituées en partenariat avec des petits producteurs locaux. Dans ce cadre, la Chine a récemment sollicité 2 millions d’hectares pour cultiver du jatropha afin de produire du biodiesel selon des modalités d’agriculture contractuelle.

Politique du gouvernement à l’égard des investissements Attractive
Échelle des projets d’acquisition de droits fonciers identifiés 2 millions d’hectares
Finalités des projets Jatropha et biodiesel
Modalités de production Données non disponibles
Impacts économiques, sociaux et environnementaux identifiés Données non disponibles
Contestations sociales Données non disponibles

Description de la situation identifiée

Le gouvernement zambien applique une politique d’attraction des capitaux étrangers en particulier dans le secteur agricole. Le ministre de l’agriculture de la Zambie a récemment déclaré que son pays cherche à transférer des droits fonciers pour 30 millions d’hectares à des investisseurs étrangers (la surface totale du pays est de 70 millions d’Ha). Selon lui, seulement 14 % de sa surface arable est aujourd’hui cultivée. Il estimait, en décembre 2008, que grâce aux investissements déjà réalisés la récolte à venir permettrait d’exporter 200.000 tonnes de maïs et 80.000 tonnes de blé, après avoir couvert les besoins de consommation du pays.

De nombreux investisseurs désireux d’implanter des activités de production ont montré leur intérêt pour la Zambie : les Emirats Arabes Unis pour y produire du blé et du riz (une demande portant sur 200 000 hectares aurait été déposée) ; une entreprise des Etats Unis négocierait la possibilité d’installer une production de canne à sucre et d’agro-éthanol. Des investisseurs chinois auraient, par ailleurs, sollicité l’usage de 2 millions d’hectares auprès de la Zambie afin d’implanter des palmeraies et de produire du biodiesel.

Voir l’article de présentation des cas sélectionnés, pour plus de détail sur la nature de ce travail, ses limites et son objectif.

Sources

- « India outsources agriculture », Sumana Narayanan, Down to Earth, 17/06/09

- « Food security : We need a strategy for rice », Johannes Simbolon, Jakarta Post, 17/06/09
Original source: AGTER
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