Yaoundé, l'échange des parapheurs entre Edith Rachel Fotso PCA de SCS Alid et le Ministre de l'Agriculture Gabriel Mbairobe. ©MinaderEcomatin | 26 mars 2026
Huile de palme : le groupe Fotso Jean II obtient un accord pour développer 25 000 ha de plantations à Yoko
Face à une insuffisance persistante d’huile de palme brute sur le marché national, le groupe Fotso Jean II projette d’étendre son dispositif industriel. Déjà présent dans la transformation locale des oléagineux, notamment à travers sa marque Star Oil, l’entreprise mise sur une palmeraie de grande envergure pour sécuriser ses volumes et soutenir la croissance de ses activités.
Face à une insuffisance persistante d’huile de palme brute sur le marché national, le groupe Fotso Jean II projette d’étendre son dispositif industriel. Déjà présent dans la transformation locale des oléagineux, notamment à travers sa marque Star Oil, l’entreprise mise sur une palmeraie de grande envergure pour sécuriser ses volumes et soutenir la croissance de ses activités.
Par EcoMatin
La société agro-industrielle SCS ALID, filiale du groupe camerounais Fotso Jean II, a signé le 19 mars 2026 un protocole d’accord (MoU) avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) pour la mise en œuvre d’un vaste projet de plantations industrielles de palmier à huile sur une superficie de 25 000 hectares à Yoko, dans le département du Mbam-et-Kim (région du Centre). Dans le cadre de cet accord, l’État s’engage notamment à mettre à disposition le foncier nécessaire, faciliter l’implantation du projet auprès des autorités locales et examiner les plans techniques et financiers de mise en œuvre.
De son côté, SCS ALID s’engage à mobiliser un investissement estimé à 39,4 milliards FCFA, avec l’appui de partenaires financiers tels que la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), afin d’aménager les plantations et développer les infrastructures de transformation associées. La convention a été paraphée en présence de la présidente du conseil d’administration du groupe, Edith Rachelle Fotso, et de son directeur général, Patrick Fotso. Le coût global de l’investissement annoncé est de 39,4 milliards FCFA.
Compte tenu du cycle long du palmier à huile, les premières récoltes de noix sont attendues à partir de la sixième année d’exploitation, avec une production initiale estimée à 60 000 tonnes. La pleine maturité agronomique devrait être atteinte autour de la huitième année, avec des volumes pouvant générer jusqu’à 216 000 tonnes d’huile brute.
À terme, ce projet pourrait contribuer à réduire d’environ 40 % les importations nationales d’huile de palme, dans un contexte marqué par un déficit structurel de l’offre locale. « Les options retenues dans la Stratégie de Développement du Secteur Rural 2020-2030 visent à accroitre la production d'huile de palme de 600 000 tonnes en 2030. Cette dynamique vise à réduire le déficit structurel d'huile de palme, ceci dans le but ultime de mettre à la disposition des industries utilisatrices, la matière première de qualité en quantités suffisantes pour impulser l'économie agricole locale », a déclaré Gabriel Mbairobe.
Selon les données de l’Association des Raffineurs des Oléagineux du Cameroun (ASROC), les besoins industriels en huile de palme brute sont évalués à près de 1,18 million de tonnes par an, contre une production nationale de 446 884 tonnes en 2024. Ce déséquilibre oblige les raffineries et les savonneries à recourir massivement aux importations, principalement en provenance d’Asie du Sud-Est et d’Afrique de l’Ouest.
Porté par SCS ALID, le projet s’inscrit dans la stratégie d’intégration industrielle du groupe Fotso Jean II, déjà actif dans la transformation des oléagineux à travers la Société camerounaise de savonnerie (SCS), productrice de la marque d’huile raffinée Star Oil. Le groupe a récemment inauguré à Douala une nouvelle raffinerie d’une capacité de 500 tonnes par jour.
La société agro-industrielle SCS ALID, filiale du groupe camerounais Fotso Jean II, a signé le 19 mars 2026 un protocole d’accord (MoU) avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) pour la mise en œuvre d’un vaste projet de plantations industrielles de palmier à huile sur une superficie de 25 000 hectares à Yoko, dans le département du Mbam-et-Kim (région du Centre). Dans le cadre de cet accord, l’État s’engage notamment à mettre à disposition le foncier nécessaire, faciliter l’implantation du projet auprès des autorités locales et examiner les plans techniques et financiers de mise en œuvre.
De son côté, SCS ALID s’engage à mobiliser un investissement estimé à 39,4 milliards FCFA, avec l’appui de partenaires financiers tels que la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), afin d’aménager les plantations et développer les infrastructures de transformation associées. La convention a été paraphée en présence de la présidente du conseil d’administration du groupe, Edith Rachelle Fotso, et de son directeur général, Patrick Fotso. Le coût global de l’investissement annoncé est de 39,4 milliards FCFA.
Compte tenu du cycle long du palmier à huile, les premières récoltes de noix sont attendues à partir de la sixième année d’exploitation, avec une production initiale estimée à 60 000 tonnes. La pleine maturité agronomique devrait être atteinte autour de la huitième année, avec des volumes pouvant générer jusqu’à 216 000 tonnes d’huile brute.
À terme, ce projet pourrait contribuer à réduire d’environ 40 % les importations nationales d’huile de palme, dans un contexte marqué par un déficit structurel de l’offre locale. « Les options retenues dans la Stratégie de Développement du Secteur Rural 2020-2030 visent à accroitre la production d'huile de palme de 600 000 tonnes en 2030. Cette dynamique vise à réduire le déficit structurel d'huile de palme, ceci dans le but ultime de mettre à la disposition des industries utilisatrices, la matière première de qualité en quantités suffisantes pour impulser l'économie agricole locale », a déclaré Gabriel Mbairobe.
Selon les données de l’Association des Raffineurs des Oléagineux du Cameroun (ASROC), les besoins industriels en huile de palme brute sont évalués à près de 1,18 million de tonnes par an, contre une production nationale de 446 884 tonnes en 2024. Ce déséquilibre oblige les raffineries et les savonneries à recourir massivement aux importations, principalement en provenance d’Asie du Sud-Est et d’Afrique de l’Ouest.
Porté par SCS ALID, le projet s’inscrit dans la stratégie d’intégration industrielle du groupe Fotso Jean II, déjà actif dans la transformation des oléagineux à travers la Société camerounaise de savonnerie (SCS), productrice de la marque d’huile raffinée Star Oil. Le groupe a récemment inauguré à Douala une nouvelle raffinerie d’une capacité de 500 tonnes par jour.

