Agrodigitale 9-août-2025
‘La privatisation silencieuse de nos terres agricoles compromet notre avenir alimentaire’
"Sans terre, pas d’agriculture. Sans agriculture, pas de souveraineté alimentaire". Cette formule entendue lors du Forum International des Jeunes sur la Souveraineté Alimentaire (FIJ-SA) initié par l’OADEL du 06 au 10 août à Lomé, résume le sentiment d’inquiétude qui grandit face au phénomène du bradage des terres agricoles au Togo.
‘La privatisation silencieuse de nos terres agricoles compromet notre avenir alimentaire’
Dans des localités rurales, les terres cultivables changent de mains à un rythme inquiétant. Des investisseurs souvent basés en ville ou à l’étranger, acquièrent des hectares entiers de terres fertiles pour ensuite les laisser en friche, privant les communautés d’un accès vital à la ressource première de toute agriculture : le sol.
"Nous assistons à une véritable privatisation silencieuse de nos terres, et cela compromet l’avenir alimentaire de notre pays", déplore Mme Colette NAKPERGOU, exploitante agricole et vice-présidente de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP).
Les jeunes agriculteurs, déjà confrontés à des difficultés d’accès au crédit et aux intrants, se heurtent désormais à un obstacle insurmontable : le manque de terres disponibles à cultiver.
Dans certaines préfectures, il devient presque impossible de trouver un terrain agricole à louer ou à acheter à un prix abordable.
Les spéculateurs fonciers achètent à bas prix auprès de paysans en difficulté financière, puis conservent ces terrains comme de simples biens immobiliers, sans aucun projet agricole.
Résultat : des hectares entiers restent inutilisés, alors que le pays dépend encore largement des importations alimentaires pour nourrir sa population.
Un risque direct pour la souveraineté alimentaire
Selon les experts présents au FIJ-SA, cette concentration des terres entre les mains de quelques-uns est un frein majeur à la souveraineté alimentaire.
"Tant que les terres ne seront pas entre les mains de ceux qui les cultivent réellement, nous ne pourrons pas atteindre l’autosuffisance alimentaire", avertit Mme Colette NAKPERGOU.
Elle souligne que le problème ne se limite pas seulement à la production relevant que la perte d’accès à la terre entraîne aussi un exode rural accru, affaiblissant le tissu social et économique des villages.
En conséquence, les jeunes, privés de perspectives agricoles, migrent vers les villes ou à l’étranger, laissant derrière eux des campagnes vidées de leur force de travail.
Des solutions urgentes à envisager
Plusieurs intervenants du Forum appellent à une réforme foncière plus stricte, encadrant l’achat de terres agricoles et favorisant leur mise en valeur. Certains plaident pour la mise en place de banques de terres ou de mécanismes de location à long terme pour les jeunes agriculteurs.
"La terre est un bien commun. Si nous la laissons devenir un simple objet de spéculation, nous perdrons notre capacité à nourrir notre peuple", conclut Mme Colette NAKPERGOU.
Face à cette urgence, le bradage des terres agricoles apparaît comme l’un des défis majeurs à relever si les Etats veulent garantir leur indépendance alimentaire et préserver ses ressources pour les générations futures.
Dans des localités rurales, les terres cultivables changent de mains à un rythme inquiétant. Des investisseurs souvent basés en ville ou à l’étranger, acquièrent des hectares entiers de terres fertiles pour ensuite les laisser en friche, privant les communautés d’un accès vital à la ressource première de toute agriculture : le sol.
"Nous assistons à une véritable privatisation silencieuse de nos terres, et cela compromet l’avenir alimentaire de notre pays", déplore Mme Colette NAKPERGOU, exploitante agricole et vice-présidente de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP).
Les jeunes agriculteurs, déjà confrontés à des difficultés d’accès au crédit et aux intrants, se heurtent désormais à un obstacle insurmontable : le manque de terres disponibles à cultiver.
Dans certaines préfectures, il devient presque impossible de trouver un terrain agricole à louer ou à acheter à un prix abordable.
Les spéculateurs fonciers achètent à bas prix auprès de paysans en difficulté financière, puis conservent ces terrains comme de simples biens immobiliers, sans aucun projet agricole.
Résultat : des hectares entiers restent inutilisés, alors que le pays dépend encore largement des importations alimentaires pour nourrir sa population.
Un risque direct pour la souveraineté alimentaire
Selon les experts présents au FIJ-SA, cette concentration des terres entre les mains de quelques-uns est un frein majeur à la souveraineté alimentaire.
"Tant que les terres ne seront pas entre les mains de ceux qui les cultivent réellement, nous ne pourrons pas atteindre l’autosuffisance alimentaire", avertit Mme Colette NAKPERGOU.
Elle souligne que le problème ne se limite pas seulement à la production relevant que la perte d’accès à la terre entraîne aussi un exode rural accru, affaiblissant le tissu social et économique des villages.
En conséquence, les jeunes, privés de perspectives agricoles, migrent vers les villes ou à l’étranger, laissant derrière eux des campagnes vidées de leur force de travail.
Des solutions urgentes à envisager
Plusieurs intervenants du Forum appellent à une réforme foncière plus stricte, encadrant l’achat de terres agricoles et favorisant leur mise en valeur. Certains plaident pour la mise en place de banques de terres ou de mécanismes de location à long terme pour les jeunes agriculteurs.
"La terre est un bien commun. Si nous la laissons devenir un simple objet de spéculation, nous perdrons notre capacité à nourrir notre peuple", conclut Mme Colette NAKPERGOU.
Face à cette urgence, le bradage des terres agricoles apparaît comme l’un des défis majeurs à relever si les Etats veulent garantir leur indépendance alimentaire et préserver ses ressources pour les générations futures.


