Des terres pour l’agro-industrie internationale ? Un dilemme pour la politique foncière malgache

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EchoGéo | Numéro 11 | février 2010

André Teyssier, Landry Ramarojohn et Rivo Andrianirina Ratsialonana

Résumé

Les manœuvres d’appropriation foncière à grande échelle tentées fin 2008 par les entreprises Daewoo Logistics et Varun International, largement relayées par les médias et dénoncées par diverses organisations, ont participé à la déstabilisation du gouvernement Ravalomanana. Les montages de ces deux grands projets agro-industriels ont suivi des trajectoires différentes, l’un choisissant de contrôler d’immenses superficies par bail emphytéotique, l’autre privilégiant des formes de contractualisation de la production, mais tous deux ont été abandonnés face à des mouvements de contestation basés sur l’inaliénabilité de la « terre des ancêtres ». Le rejet de ces projets d’envergure encore inédite et en partie tournés vers des cultures d’exportation est compréhensible tant les retombées économiques et sociales paraissaient incertaines. Madagascar ne saurait néanmoins se priver d’investissements dans le secteur agricole, mais des choix de développement, orientés par une meilleure connaissance des processus en cours, restent à opérer en toute transparence, afin de combiner développement de l’agro-business et promotion des exploitations familiales. Pour l’instant, ces incertitudes marquent une politique foncière qui, même rénovée, hésite entre la formalisation de droits sur le sol au profit du plus grand nombre grâce à une décentralisation de la gestion foncière et l’octroi de vastes espaces à des firmes internationales suivant des procédures accélérées.

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Original source: EchoGéo
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