Neuf raisons de dire NON à l’agriculture contractuelle des entreprises d’huile de palme

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Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM) | 16 juillet 2021

Nouvelle brochure : Neuf raisons de dire NON à l’agriculture contractuelle des entreprises d’huile de palme

Pourquoi les paysans sont-ils perdants lorsqu’ils produisent pour l’industrie de l’huile de palme ? Une publication basée sur des expériences acquises en Amérique latine, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.

Cette publication explique comment fonctionne l’agriculture contractuelle avec les entreprises d’huile de palme et pourquoi elle constitue une grave menace pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire. La brochure passe en revue neuf des promesses les plus fréquemment faites par les entreprises et, surtout, les informations qu’elles cachent derrière chaque promesse. Elle est disponible en français, anglais, portugais, espagnol et bahasa indonésien.

>> Téléchargez la publication en français ici :  Deux pages par feuille  | Pages simples  

L’objectif principal des entreprises industrielles d’huile de palme est de maximiser leurs profits. Leur but est de maintenir les coûts de production à un niveau aussi bas que possible et de vendre autant d’huile de palme qu’elles le peuvent. Plus elles peuvent contrôler de terres, plus elles peuvent vendre d’huile de palme.

Avec le soutien total des gouvernements et des institutions financières, les entreprises d’huile de palme ont pris le contrôle de millions d’hectares de terres. Elles ont détruit et contaminé des zones de pêche, des sols fertiles, des points d’eau et des forêts. Cette prise de contrôle des terres communautaires par les entreprises a également entraîné des violences à l’encontre des populations vivant dans et autour des plantations de palmiers à huile, notamment des abus et des violences sexuelles contre les femmes. Les quelques emplois dans les plantations qui sont accessibles aux membres des communautés sont mal payés et dangereux.

En raison de la résistance croissante à ces concessions à grande échelle, les entreprises ont commencé à utiliser des stratégies différentes pour prendre le contrôle des terres communautaires. L’une de ces stratégies consiste à créer des programmes de plantations satellites destinés aux producteurs indépendants. Ces programmes sont aussi désignés par les termes d’agriculture contractuelle ou d’alliances avec les petits producteurs.

Concrètement, les entreprises proposent aux paysans de cultiver des palmiers à huile sur leurs propres terres, et en retour, l’entreprise achètera toutes les noix de palme qu’ils produisent. Les gouvernements soutiennent généralement ces programmes, qui sont présentés comme un accord gagnant-gagnant. Mais en fait, ils représentent un piège. Les paysans s’endettent dès le départ, perdent la liberté de décider à qui vendre leur production, sont soumis à des restrictions strictes sur la plantation d’autres cultures et renoncent à leur autonomie et même à leurs terres. Ce sont là quelques-unes des principales conséquences pour les paysans qui sont pris au piège l’agriculture contractuelle. C’est ce que fait apparaître le retour d’expérience en Amérique latine, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est.

L’agriculture contractuelle permet aux entreprises d’huile de palme de contrôler plus de terres et d’augmenter leur production sans être accusées d’accaparement des terres ou d’expulsion de familles paysannes. Les gouvernements ont également commencé à promouvoir ces programmes afin d’éviter les conflits sociaux qui ont tendance à survenir lorsque de vastes concessions sont accordées à de grandes entreprises. Par ailleurs, l’agriculture contractuelle est devenue une tactique permettant aux entreprises d’huile de palme d’accéder à de nouveaux financements, souvent publics, provenant de banques de développement, d’agences d’aide, de gouvernements et d’autres bailleurs de fonds.

>> Téléchargez la publication en français ici :  Deux pages par feuille  | Pages simples  

La brochure est aussi disponible en anglais, portugais, espagnol et bahasa indonésien.

Original source: WRM
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