Scandale foncier à Mbane : Tahirou Sarr encore à la manoeuvre

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Sen360.sn | 22 août 2019

Scandale foncier à Mbane : Tahirou Sarr encore à la manoeuvre
 
L’accaparement et l’aliénation des terres du WALO, particulièrement de celles sises dans la commune de MBANE a beaucoup retenu votre attention, dans les médias et dans les réseaux sociaux ces derniers temps. Le sujet est devenu récurrent, endémique depuis plusieurs années.
 
Pour le dernier cas qui a ému nombre de nos concitoyens, il s’agissait de la vente aux enchères, prévue le 30 juillet 2019, au tribunal de grande instance de Saint-Louis, d’un terrain de huit mille (8000) hectares qui avait été octroyé à un privé par voie de bail emphytéotique de 30 ans avec clause de renouvellement de 20 ans, pour un projet agricole. Ladite personne et sa société appelée OSBI, n’ont rien investi sur le terrain en terme de mise en valeur (ni aménagements, ni infrastructures, ni cultures !). Néanmoins, ce privé a pu obtenir un prêt bancaire très substantiel auprès de la Banque des Institutions Mutualistes de l’Afrique de l’Ouest (BIMAO), après avoir hypothéqué le terrain au profit de cette dernière. Ne pouvant plus rembourser ce crédit de plusieurs milliards, une autre Société d’intermédiation Financière et de Commerce, en l’occurrence la SOFICO a racheté le crédit à 2 milliards de FCFA.
 
La valeur vénale de ce terrain de 8.000 ha a été évaluée à quarante-huit milliards (48.000.000.000) de FCFA par des experts agréés, dans le cadre des transactions immobilières y afférentes. Heureusement, la vente a été radiée in extrémis à Saint-Louis. Cependant, le problème reste entier, car ce terrain adjugé à la SOFICO et objet du bail N°320/BS inscrit dans le livre foncier du Bas-Sénégal auprès de la conservation foncière de Saint-Louis, abrite plusieurs villages traditionnels de la commune de MBANE (TEMEYE-LEWA, SAM-SAM, MAPODJI, TEMEYE-PEULH, TEMEYE-TOUCOULEUR, SANDA, NDOUBALENE, entre autres). Ces villages qui peuvent être déguerpis à tout moment par la SOFICO maintenant détentrice du bail.
 
Au-delà de cet exemple révoltant, il y a d’autres cas encore plus scandaleux : par exemple, l’attribution à une seule personne physique, de cinquante mille (50.000) hectares équivalant à la superficie de toute la région de DAKAR (!), et dont la valeur vénale, à raison de 600 FCFA/m², est de trois cents milliards (300.000.000.000) de FCFA.
 
Face à ce phénomène d’accaparement aussi violente et à la spéculation foncière sur nos terres, qui menacent de déstructurer la configuration sociale, culturelle et environnementale du WALO, certains de ses fils ont pris l’initiative de créer un cadre de lutte, pour freiner cette frénésie et récupérer les terres en zone de terroir indument attribuées à des personnes qui n’y ont pas droit, au détriment des résidents, obligés parfois de s’exiler pour survivre.
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