Journée de la femme : Le mépris d’Olam Palm Mouila

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Gabon News | 8 mars 2018

Journée de la femme : Le mépris d’Olam Palm Mouila

Les communautés rurales des villages impactés par les plantations de palmiers à huile du singapourien Olam ont marché à Mouila pour dénoncer les abus faits aux femmes (Gabonews) :

Initiée par l’ONG Muyissi Environnement dont le siège se trouve à Mouila, membre de la plateforme internationale Alliance, la marche qui a débuté à la place des fêtes de la localité, a marqué un arrêt au gouvernorat de la Ngounié le temps d’une allocution prononcée par la porte-parole des femmes, Carine Tsimba Mouity et la remise officielle de Pélagie Maganga d’un document de pétitions de près de 500 signatures collectées dans environ 40 villages des départements de Tsamba-Magotsi, Ndolou, la Dola et la Douya-Onoye.

Durant une vingtaine de jours, les activistes de Muyissi avaient sillonné les départements cités plus haut pour une série de sensibilisation auprès des populations à proximité des champs de palmiers à huile de l’agro-industrielle Olam Palm Mouila. La journée internationale de la femme a servi de prétexte aux femmes rurales appuyées par celles vivant à Mouila de dénoncer les violences faites aux populations habitant autour des plantations de palmiers à huile.

C’est en 1910 qu’on lance pour la 1ère fois la journée internationale lors de la Conférence internationale des femmes socialistes par Clara Zethin. Depuis cette année-là, la journée s’inscrit dans une perspective révolutionnaire. Le 8 mars 2018 est aussi la piste pour les femmes de faire respecter leurs droits et, cette journée se célèbre sous le thème :" l’heure est venue, les activistes rurales et urbaines transforment la vie des femmes".

Les femmes des pays voisins sont fouillées jusqu’à leur intimité, violentées, torturées et trainées en justice parce qu’elles détiennent quelques noix de palme, au Cameroun de tels agissements sont légion. Celles de la Ngounié au sud du Gabon crient pour dire non aux discriminations faites aux femmes, stop aux abus sur les riveraines des monocultures d’arbres etc. ‘’Ce qui est arrivé ailleurs n’est pas loin d’arriver dans notre pays, le Gabon avec l’implantation d’Olam Palm’’ a prévenu Carine Tsimba Mouity de Muyissi Environnement.

Les femmes ont exigé dans leur mot de protestation que cessent toutes les violences faites aux femmes et défendent la destruction des familles par la famine, les conflits, l’exclusion, le viol, les maladies, la mort du fait de l’accaparement des terres par les grandes compagnies nationales et multinationales. Le gouverneur de la Ngounié, Benjamin Nzigou a promis transmettre le message des femmes à sa hiérarchie. Il a, également, félicité l’ONG dans la mesure où elle fait de la prévention tout en conseillant de se muer en laboratoire de propositions.

L’ONG Muyissi Environnement est née officiellement en avril 2010 avec pour objectifs de prévenir la pollution des cours d’eau du pays, la protection l’environnement dans son ensemble, la défense des droits des communautés locales, entre autres. Voulant accéder à la direction d’Olam Palm Mouila, les délégations conduites par le président de Muyissi, Ladislas Ndembet, ont été stoppées à la barrière du PK19. Le Responsable des ressources humaines, Juldas Boukinda au nom de la Direction de l’entreprise a expliqué qu’il n’était pas possible d’arriver sur ses installations. C’est une attitude de mépris aux communautés locales qui se constituent comme partenaires d’Olam.

DKT
Original source: Gabon News
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