Cameroun - Secteur foncier: Les pratiques de corruption gagnent du terrain

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Un atelier sous régional relatif au foncier et à la corruption en Afrique a été initié par le Transparency International à Yaoundé, le 22 juillet
237online | 23 juillet 2015

Cameroun - Secteur foncier: Les pratiques de corruption gagnent du terrain

Entre déficit d’information, opacité dans les transactions et l’accès insuffisant à la justice, les populations sont généralement abusées.

A travers le monde, une sur cinq personnes rapporte avoir payé un pot-de-vin pour des services fonciers pendant ces dernières années. En Afrique, un sur deux usagers des services d’administration foncière est affecté. Au même moment, les promoteurs et spéculateurs fonciers ciblent les pays ayant une faible gouvernance, et ensemble avec les élites locales, ils contribuent aux transactions foncières illicites et corrompues et renforce, tout en marginalisant davantage les populations locales et avec comme conséquence la pauvreté et la faim. C’est le sombre inventaire qui émaille la gouvernance forestière. Comme en Afrique, le Cameroun n’est pas moins épargné par ces maux. Du fait de nombreuses pratiques de corruption, dans l’administration et les transactions foncières, les populations ont généralement de la peine à bénéficier d’un accès équitable et juste à la terre.

Pour Transparency International (Ti), plusieurs problèmes renforcent la corruption dans le secteur foncier. Entre autres, le manque d’informations accessibles et compréhensibles, qui maintient les hommes et les femmes de générations et de milieux sociaux et culturels différents, dans l’ignorance de leurs droits fonciers. L’accès insuffisant à la justice concernant les questions foncières ; la corruption dans les procédures d’administration foncière et d’enregistrement foncier, ainsi que dans les processus de négociation et de compensation. Aussi l’organisation internationale note, l’absence de mécanismes de suivi et de responsabilisation sociale pour prévenir et interdire les pratiques de corruption, de même que l’absence de dialogue multipartite visant à lutter efficacement contre le fléau dans le secteur foncier.

L’atelier sous régional initié par le Ti, relatif au foncier et à la corruption en Afrique, qui se tient depuis mercredi 22 juillet à Yaoundé, est l’occasion de tirer la sonnette d’alarme. En réunissant, les acteurs du secteur public, de la société civile et du monde universitaire, il est question de discuter et mieux comprendre la corruption dans le secteur foncier. Toutefois de l’avis des experts en la matière, l’ampleur des pratiques de corruption dans le domaine foncier, s’explique également par l’absence d’une politique foncière, domaniale, cadastrale et patrimoniale ; la non maîtrise des limites des circonscriptions administratives, entraînant des violations des zones de compétence des services administratifs ; et l’existence des vides dans le corpus légal et réglementaire.

L’assise qui va durer trois jours, entend à terme contribuer tant au développement et à l’application des mécanismes anti-corruption, qu’à la simplification des lois et procédures au niveau national qui clarifient et règlementent les droits fonciers, la propriété et l’acquisition foncières.

Luc Justin Kamguia, 237online.com
Original source: 237online
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