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Canada : Préoccupations face au phénomène d’accaparement des terres

Radio-Canada | 15 mars 2015

Préoccupations face au phénomène daccaparement des terres

La Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles se penchera cette semaine sur le phénomène d’accaparement des terres agricoles. Seize groupes vont se faire entendre lors des travaux de la commission.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) estime que c’est une problématique préoccupante, particulièrement au Lac-Saint-Jean.

Le président, Marcel Groleau, presse le gouvernement d’agir. Il voudrait par exemple qu’il limite à 100 acres par année, soit l’équivalent d’une terre moyenne, l’acquisition de terres.

« Simplement au Québec, dans les cinq dernières années, si on prend les 15 principaux acquéreurs de terres, à eux seuls, ils ont acquis plus de 27 000 hectares et Pangea, à lui seul, a acquis 4000 hectares au Québec, affirme-t-il. C’est sûr que pour nous, on le disait déjà il y a trois ans, mais c’est un phénomène qui est encore plus inquiétant. »

Le conseil des entrepreneurs agricoles (CEA) est en désaccord avec l’UPA. Le président, Jacques Cartier, considère que le phénomène d’accaparement est complètement marginal et que les lois québécoises sont déjà suffisamment sévères en la matière.

« Malheureusement, on a amplifié ce problème-là depuis des années. Ce que le CEA veut exprimer, c’est de conserver la liberté de transiger des terres agricoles au niveau des producteurs parce que c’est fondamental si on veut développer l’agriculture du Québec, si on veut permettre à notre relève de s’installer en agriculture. »

Les travaux de la commission se dérouleront lundi et mardi à l’Assemblée nationale.

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