Relations Chine-Cameroun : la question foncière divise

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Un dossier de presse du Ministère des Relations extérieure retrace succinctement l’évolution de l’agriculture en Chine et ses conséquences sur l’accaparement des terres dans certaines régions d’Afrique en général et du Cameroun en particulier.

News du Camer | 14 janvier 2015

Relations Chine-Cameroun : la question foncière divise

Écrit par  William Bayiha

Le patron de la diplomatie chinoise a rencontré le ministre des Relations extérieures lors d’une audience ce 13 janvier 2014 à Yaoundé. Les sujets qui fâchent n’ont pas été éludés !

L’acquisition des terres arables camerounaises par les intérêts chinois n’a pas pu être évitée lors de l’audience et de la séance de travail bipartite animées par le ministre Moukoko Mbonjo et son hôte Wang Yi. Les responsables camerounais ont souligné leurs réserves vis-à-vis de la politique extérieure de l’Empire du milieu en Afrique notamment sur la question foncière. La position du ministère des Relations extérieures sur la question est claire et n’hésite pas à être exhibée dans le dossier de presse. Un paragraphe retrace succinctement l’évolution de l’agriculture en Chine et ses conséquences sur l’accaparement des terres dans certaines régions d’Afrique en général et du Cameroun en particulier.

«L’agriculture a été développée et modernisée (aménagements hydrauliques, motorisations, engrais) dans un cadre collectivisé (Communes populaires), souligne le document. Mais le Gouvernement chinois, pour faire face à l’appauvrissement des sols et à la diminution de l’espace réservé à l’agriculture, encourage les entreprises publiques ou privées chinoises à signer des contrats de concession des terres dans certains pays africains et asiatiques. C’est dans ce cadre qu’on pourrait situer la récente signature par la municipalité de Massok (Région du Littoral) et Groupe privé chinois d’un Mémorandum d’Entente visant à concéder à ce dernier 400 mille hectares des terres pour une durée de 99 ans».

Pour le ministère des Relations extérieures, la carotte ne passe pas. Après avoir transmis ses réserves au ministère des Domaines et des Affaires foncières, la visite du ministre Wang Yi a été une occasion pour Pierre Moukoko Mbonjo d’évoquer cette question qui pourrit petit à petit les relations entre la Chine et les pays africains. Des pays qui sont eux-mêmes confrontés à la nécessité de procéder aux réformes foncières au bénéfice des nationaux.

Sur le plan des relations bilatérales Cameroun-Chine, la question foncière n’aura été qu’un détail parmi d’autres relatifs notamment à l’investissement de la Chine dans les projets d’infrastructures au Cameroun. Les discussions entre le ministre des Relations extérieures et son homologue chinois ont de ce point de vue été une entrée matière avant la visite de Wang Yi au président Paul Biya plus tard dans la journée.

Original source: News du Camer
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