Planète huile de palme : les paysans payent le prix fort pour l'huile de palme bon marché

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GRAIN | 24 septembre 2014 [EN]

Planète huile de palme : les paysans payent le prix fort pour l'huile de palme bon marché

La culture de l'huile de palme connaît une expansion rapide d'un bout à l'autre du monde. Ces nouvelles plantations en monoculture ont pour corollaire la destruction des forêts tropicales, l'exploitation de la main d'œuvre et un accaparement brutal des terres.

Les palmiers à huile ne peuvent être cultivés de manière rentable que dans la ceinture équatoriale qui est occupée par des paysans et des peuples autochtones et par les forêts dont ils dépendent. L'histoire de l'expansion des plantations de palmiers à huile à travers l'Asie, l'Amérique latine et plus récemment l'Afrique, est donc également une histoire de déplacement souvent violent des populations concernées et de destruction de leurs forêts et de leurs fermes.

Au cours des quinze dernières années, des sociétés étrangères ont signé plus de 60 accords représentant une superficie de près de 4 millions d'hectares en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, pour développer des plantations de palmiers à huile.

Jusqu'ici les efforts mis en œuvre pour cultiver le palmier à huile de façon industrielle en Afrique ont presque tous échoué et la production est restée entre les mains des petits producteurs, dont une majorité de femmes. Ce nouvel intérêt pour l'Afrique nous rappelle que l'expansion brutale du palmier à huile n'est pas une simple affaire de terres : il s'agit d'une lutte plus globale qui porte sur les systèmes alimentaires et les modèles de développement.

L'huile de palme africaine sera-t-elle donc produite par les paysans africains ou par les grandes multinationales ? Les palmiers seront-ils cultivés sur des fermes avec des cultures associées et des palmeraies semi-sauvages ou bien les paysans seront-ils écartés pour faire place nette aux grandes plantations industrielles ?

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Original source: GRAIN
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