Accaparement de 7.765.250 ha de terres en afrique de l'ouest : La Copagen dénonce le déficit de consultation des populations

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La Copagen exige, entre autres, la mise en place d’un moratoire complet sur les accaparements des terres
Le Soleil | 13 November 2013

Accaparement de 7.765.250 ha de terres en afrique de l`ouest : La Copagen dénonce le déficit de consultation des populations

Le Forum régional consacré à l’accaparement des terres en Afrique s’est clôturé jeudi à Dakar. Dans leur déclaration finale, la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) a fait part de son inquiétude quant au phénomène de l’acquisition massive de terres.

Le phénomène de l’acquisition massive de terres est une préoccupation de la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen). C’est du moins ce qui ressort de la déclaration finale du Forum régional consacré à l’accaparement des terres qui s’est achevé jeudi à Dakar. D’après une publication des résultats provisoires des études sur les acquisitions massives de terres et leurs impacts sur les moyens de subsistance des communautés en Afrique de l’Ouest initiée par la Copagen, le phénomène a connu une exacerbation avec l’émergence des crises alimentaires, financières et environnementales.

Selon Alponse Yombouno, directeur exécutif de l’Ong Adape Guinée qui a lu le communiqué final, l’étude a permis de ressortir l’ampleur de ce phénomène dans 9 pays de l’Afrique et a fait état de 7.765.250 ha accaparés. Ainsi, cinq cas d’acquisition ont été approfondis dans le cadre d’une étude d’impact qui s’est déroulée en Côte d’Ivoire, en Guinée et en Guinée-Bissau. « A l’analyse, il ressort qu’il y a déficit en matière de consultation des populations. Dans la majorité des cas rencontrés, les ententes sont conclus entre l’Etat, les sociétés et les autorités coutumières avant d’informer la population, tout en mettant en avant les aspects positifs de ces acquisitions », a-t-il révélé. Aussi, selon cette publication, différents éléments ayant un impact sur la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des populations ont été relevés. Il s’agit d’un amenuisement des terres cultivables pour la culture vivrière, un changement des régimes alimentaires des populations locales et des impacts environnementaux qui influencent négativement les productions agricoles.

Face à cette situation, il se pose un véritablement problème lié à la marginalisation de l’agriculture familiale, laquelle est une priorité de la coalition. C’est dans ce sens que le Copagen exige, entre autres, de la mise en place d’un moratoire complet sur les accaparements des terres, un audit national mené par les Etats sur les accaparements et la sécurisation des droits des communautés agricoles et pastorales à leurs terres.

Ibrahima BA
Original source: Le Soleil
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