Vincent Bolloré reçoit les revendications à Paris

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Cameroun, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Liberia. Manifestations et blocages dans les plantations africaines, Vincent Bolloré reçoit les revendications à Paris
ReAct | 5 June 2013

Première coordination internationale réussie pour les riverains des plantations Bolloré en Afrique
Une mobilisation inédite à l’échelle d’une multinationale.
 
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Cameroun, Côte d’Ivoire, Sierra Leone, Liberia
 
Manifestations et blocages dans les plantations africaines, Vincent Bolloré reçoit les revendications à Paris
 
Dans trois pays d’Afrique, les riverains des plantations contrôlées par le groupe Bolloré ont organisé des manifestations simultanées le jour de l’AG des actionnaires. A Paris, Vincent Bolloré a reçu en mains propres la lettre de revendications portée par des ressortissants des pays concernés.
 
Blocages et occupations. Ce mercredi 5 juin, plusieurs centaines de villageois libériens occupent les terrains de la plantation SRC, des paysans et chefs traditionnels camerounais se sont rassemblés devant le siège de la Socapalm à Douala. Une manifestation de riverains a été bloquée par les FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) en Côte d’Ivoire alors qu’ils marchaient vers l’usine centrale et les bureaux de la direction. En Sierra Leone, la manifestation a été annulée pour raisons de sécurité. Ces différentes entreprises appartiennent à la holding luxembourgeoise Socfin, qui est contrôlée par le groupe Bolloré. Pour se hisser à l’échelle de la multinationale, ils ont décidé de coordonner leurs luttes.
 
Vincent Bolloré « interviendra personnellement» en faveur les populations riveraines
 
A Paris, Vincent Bolloré est sorti personnellement de l’AG pour entendre les revendications. « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » a-t-il demandé camerounais, ivoiriens et congolais venus manifester au siège du groupe. Les revendications sont similaires du Cameroun à la Sierra Leone. La première : protection de l’espace vital de 250 ha de terres cultivables autour des villages riverains pour les paysans locaux. Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont en effet passées de 87 303 à 99 683 ha en 2 ans. La seconde : compenser cette privation de terres par des services sociaux conformément aux conventions et baux concédés par les Etats africains. L’interdiction d’accès des riverains aux centres de santé de la Socapalm au Cameroun avait par exemple été un motif de soulèvements réguliers. « J’interviendrai personnellement sur tout ce que vous me racontez» a finalement affirmé le président du groupe.
 
Une négociation transnationale à venir ?
 
« Cette première action internationale n’est que le début. Nous sommes déterminés à faire respecter nos droits et M. Bolloré devra finir par l’entendre. (…) Nous demandons maintenant que soit organisée une négociation transnationale, avec des représentants des de riverains de tous les pays concernés » affirme Emmanuel Elong, porte-parole du Synaparcam, le syndicat des paysans riverains de la Socapalm au Cameroun.
 
Contacts en Afrique
Cameroun, Emmanuel Elong, porte-parole Synaparcam : 00 237 74529387
Porte-Parole en France : David Ngangang 06 33 02 46 52
Original source: ReAct
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