A Singapour, il est interdit aux étrangers de posseder des terres. Alors pourquoi permet-on à Olam d'acheter les terres gabonaises ?

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A picture of rural Gabon. Une photo du Gabon rural

Le Post.fr | 10/12/2011

Gabon - A SINGAPOUR, IL EST INTERDIT AUX ETRANGERS DE POSSEDER DES TERRES. ALORS POURQUOI PERMET-ON A OLAM D’ACHETER LES TERRES GABONAISES? (English / Français)

English version

The excellent Gabonese weekly, “Echos du Nord”, tells us in its latest edition, that OLAM the Singaporean group specialized in agricultural products, is trying to purchase vast swaths of land in Gabon in general and the province of Woleu-Ntem in particular. This is very concerning because of the fact that land is very precious and no country should tolerate nor encourage that a foreign entity becomes the proprietor of some of the best land in that country. In fact, most serious countries have laws preventing the outright ownership of land by foreigners. This is a case of national sovereignty because land is everything. Once a people loses its land, it loses its soul and thus its country.

As a matter of fact, the Singaporeans know the importance of land very well because in their own country, since 1973, it is forbidden for a foreigner to own any land. Yes dear readers, in the year 1973 the Singapore Government imposed severe restrictions on foreign ownership of all private and public residential or commercial property in Singapore. This was called the Property Act. Then Prime minister of Singapore, Lee Kwan Yew, said that The Act aimed to give Singaporeans a stake in the country by being able to buy and possess their own land at an affordable price. It was only on 19 July 2005, that the Act was amended to allow foreigners to purchase apartments in non-condominium developments of less than 6 levels. Dear readers, you see that in Singapore the law is very rigid in protecting the right of native Singaporeans to own their land, because when the people own the land, they own the country. To this day the Singaporean government maintains that landed property is a special class of property that only Singaporeans aspire to own, and should remain restricted only to them. In fact if you are a foreign person in Singapore, in their jurisdiction the term foreign person means: a foreign human being, a foreign company or any other kind of foreign entity; you cannot purchase the following:

1. Vacant land

2. Landed residential property, such as bungalows, terrace houses, semi-detached houses

3. Residential property in a building of less than 6 levels

However, the Singaporean government allows foreigners to lease estates for a term not exceeding 7 years at a time and the renewal permit can only be granted by the government. Dear readers you see clearly that Singapore understands that the land is the key to survival, this is why they will not sell their own land to foreigners.

Dear readers, the Gabonese people deserve to live with dignity, respect and honor. They have the right over how they must be governed and they demand that their leaders perform and deliver true prosperity with ACCOUNTABILITY and TRANSPARENCY in matters of PUBLIC FINANCES. No land policy can be enacted without the consent of the people. It is inadmissible that the government can allow Olam to acquire land in Gabon, without any kind of public debate. The Gabonese people must make it very clear that any land deals with Olam that does not receive the consent of the population should be null and void and treated as Human Rights Abuse and Crime against Humanity. Land must not be sold to foreigners without public consent. The Gabonese intelligentsia, academicians, scholars, professionals, Civil Society, Faith Based, and other Citizenship stakeholders must be consulted before land can be leased by foreigners, not sold to them but leased. There should be no land buying by foreigners and leasehold must be renewable every 10 or 20 years. The civil society should take on and push this issue that could become a real danger of expropriation of our rural population by foreign interests that are in bed with Ali Bongo.

So goes Gabon



Version française

L'excellent hebdomadaire Gabonais, «Echos du Nord", nous dit dans sa dernière édition, que le groupe singapourien Olam, spécialisé dans les produits agricoles, tente d'acheter de vastes étendues de terre au Gabon en général et dans la province du Woleu-Ntem en particulier. Ceci est très préoccupant en raison du fait que la terre soit très précieuse et qu’aucun pays ne devrait tolérer ni encourager qu’une entité étrangère devienne propriétaire de certaines des meilleures terres du pays. En fait, les pays les plus sérieux ont des lois empêchant la pleine propriété des terres par des étrangers. Ceci est une affaire de souveraineté nationale, car la terre représente tout. Une fois qu’un peuple perd ses terres, il perd son âme et donc son pays.

En fait, les Singapouriens connaissent très bien l'importance de la terres, parce que dans leur propre pays, depuis 1973, il est interdit aux étrangers d’y posséder la terre. Oui chers lecteurs, en l'année 1973 le gouvernement de Singapour a imposé des restrictions sévères sur la propriété étrangère de tous les biens privés et publics résidentiels ou commerciaux à Singapour. Cela a été appelé la loi sur la Propriété. Alors Premier ministre de Singapour, Lee Kwan Yew avait déclaré que la cette loi visait à donner aux singapouriens la responsabilité de leur pays en étant en mesure d'acheter et de posséder leurs propres terres à des prix abordables. C'est seulement le 19 Juillet 2005 que cette loi a été modifiée pour permettre aux étrangers d'acheter des appartements dans les immeubles de plus de 6 niveaux. Chers lecteurs, vous voyez que dans la loi de Singapour est très rigide pour protéger le droit des natifs Singapouriens à la propriété de leurs terres, parce que quand les gens possèdent la terre, ils possèdent le pays. A ce jour, le gouvernement singapourien estime que la propriété foncière est une catégorie spéciale de biens que les Singapouriens seules devraient aspirer à posséder, et qui devrait rester limitée seulement à eux. En fait, si vous êtes une personne étrangère à Singapour, dans leur juridiction l'expression personne étrangère signifie: un être humain étranger, une société étrangère ou tout autre type d'entité étrangère; vous ne pouvez pas acheter les biens suivants:

1. Terrain nu

2. Propriété foncière résidentielle, tels que des bungalows, des maisons terrasse ou des maisons jumelées

3. L'immobilier résidentiel dans un immeuble de moins de 6 niveaux

Toutefois, le gouvernement singapourien permet aux étrangers de louer des concessions pour un terme n'excédant pas 7 ans renouvelable et le permis de renouvellement ne peut être accordé que par le gouvernement. Chers lecteurs, vous voyez clairement que Singapour reconnaît que la terre est la clé de la survie, c'est pourquoi ils ne vendent pas leurs propres terres à des étrangers.

Chers lecteurs, le peuple gabonais méritent de vivre avec dignité, respect et honneur. Les gabonais ont droit de regard sur la façon dont ils doivent être gouvernés et ils exigent que leurs dirigeants exécutent et leur livrent la vraie prospérité avec responsabilité et transparence en matière de finances publiques. Pas de politique foncière ne peut être adoptée sans le consentement du peuple. Il est inadmissible que le gouvernement puisse permettre à Olam d'acquérir des terres au Gabon, sans aucune sorte de débat public. Le peuple gabonais doit dire très clairement que toute transaction foncière avec Olam, qui ne reçoit pas l'assentiment de la population, devrait être nulles et non avenues et traités comme une atteinte aux droits des peuples et de crime contre l'humanité. Les terres ne doivent pas être vendues à des étrangers sans le consentement du public. L'intelligentsia gabonaise, les académiciens, les chercheurs, les professionnels, le société civile, les milieux confessionnels et tous autres doivent être consultés avant que des terres puissent être louées par des étrangers, pas vendues, mais louées. Il ne devrait y avoir aucun achat de terre par des étrangers et des arrangements locatifs doivent être négociés, renouvelables tous les 10 ou 20 ans. La société civile doit prendre ce problème à bras le corps et le pousser aux maximum car ceci pourrait devenir un réel danger d'expropriation de nos populations rurales par des intérêts étrangers qui sont de connivences avec Ali Bongo.

Ainsi va le Gabon 
Original source: le Post
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