5 novembre 2025
Litige foncier à Angondjé : Olam Gabon face à des accusations de fraude documentaire et de spoliation foncière
Le dossier fait grand bruit depuis plusieurs semaines dans l’opinion nationale. Il oppose la multinationale Olam Gabon à certains riverains d’Angondjé, dans la commune d’Akanda, autour d’un litige foncier dont les ramifications administratives et juridiques soulèvent de sérieuses interrogations. Entre colère des populations, défense acharnée des employés d’Olam et interventions d’activistes, la question mérite désormais d’être éclaircie.
Sur le terrain, la tension est palpable. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des échanges houleux entre habitants et représentants de l’entreprise, chacun campant sur ses positions. Pour les populations locales, il s’agit d’une spoliation pure et simple. Pour Olam, en revanche, tout est légal : l’entreprise dit détenir un titre foncier en bonne et due forme, délivré par les autorités compétentes.
Pourtant, selon plusieurs sources concordantes, le tribunal administratif aurait invité les deux parties à se rapprocher des services compétents de l’État afin de clarifier la situation. Les documents officiels consultés révèlent en effet des contradictions majeures.
Le point le plus sensible du litige réside dans la confusion des références cadastrales. Le titre foncier d’Olam mentionne la section YQ1, tandis qu’un rapport de l’ANUTTC (Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre) atteste que l’entreprise occupe en réalité la section YT5. Une divergence lourde de conséquences qui fragilise la validité juridique du titre revendiqué.
Une transaction entachée de fraude documentaire
Le cœur du problème se situe dans la cession entre la Société nationale immobilière (SNI) et Olam Gabon. Un procès-verbal de morcellement aurait été falsifié par le cabinet privé MEA BTP, qui y aurait apposé illégalement les armoiries du Gabon pour lui conférer une valeur administrative. Or, depuis plusieurs années, seuls les services publics sont habilités à procéder aux morcellements fonciers. Pour de nombreux juristes, il s’agit d’une fraude documentaire caractérisée, susceptible d’invalider la transaction.
Autre anomalie : le prix d’acquisition. Olam aurait versé 128 millions de francs CFA à la SNI pour une superficie qui, ramenée au mètre carré, reviendrait à moins de 1 500 F CFA/m², soit dix fois moins que le prix du marché à Angondjé, estimé à 15 000 F CFA/m². Un écart saisissant qui alimente les soupçons d’une cession à vil prix d’un bien public.
Deux employées, Madame Nzambi et Madame Johanna Berre, défendent bec et ongles la position d’Olam, mais pour les observateurs, ce dossier dépasse le simple conflit foncier : il pose la question de la transparence, de la justice et de la dignité citoyenne.
Tant que les conditions d’obtention du titre foncier d’Olam demeurent entachées d’irrégularités, la responsabilité morale et juridique de l’entreprise reste engagée. La SNI, de son côté, ne peut se soustraire à ses devoirs de gestion rigoureuse du patrimoine public.
Ce litige révèle une fois encore la fragilité de la gouvernance foncière au Gabon et la nécessité d’une réforme en profondeur. Entre Olam, la SNI et les populations d’Angondjé, seule la vérité documentaire et le respect du droit permettront de restaurer la confiance et de préserver le bien commun de la Nation.
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Gabon Mail Infos | 31 octobre 2025
par Max Delys Robaky
À Akanda, un scandale foncier d’une gravité alarmante secoue la conscience collective. La parcelle 271, section Yq1, objet du Titre Foncier n°28166, a été légalement acquise par Jean Christophe Owono Nguema, gérant de la Sci immobilière du nord de la part d’Olam Gabon SA. Pourtant, malgré cette acquisition en bonne et due forme, ce dernier découvre que la société Olam Gabon SA a fait irruption sur le terrain, détruit une maison en construction appartenant à son neveu, et expulsé deux occupants, sans décision judiciaire, ni autorisation du parquet.
Ce qui choque davantage, c’est le double discours d’Olam Gabon. Officiellement, l’entreprise clame vouloir réserver ces terres à ses employés. Officieusement, elle revend plus de deux hectares à des tiers, dans des conditions opaques pourtant ayant déjà vendu cet espace à.la Sci immobilière du nord . Faut-il y voir une opération spéculative orchestrée par un cercle restreint autour de la direction générale ? La question mérite d’être posée, d’autant que le nom du Président de la République est invoqué à tout-va pour justifier ces manœuvres, comme un bouclier contre toute poursuite.
Plus grave encore, des sources internes révèlent une collusion entre le Directeur général d’Olam, celui de l’ANUTTC, Gildas Mikoto.. Ensemble, ils auraient mis en place un système de contournement des procédures légales d’expropriation, avec la complicité de certains agents de la conservation foncière. Résultat : des titres fonciers sont délivrés en violation flagrante des règles, au détriment des populations locales.
Il faut noter que la Société nationale immobilière (SNI) ayant cédé à Olam par courrier écrit a pu reconnaître que cette parcelles désormais était la propriété de la SCI immobilière du nord suite à son acquisition auprès d’Olam Gabon SA.
Le cas des démolitions derrière le Lycée d’excellence d’Akanda illustre cette dérive. Menées par la gendarmerie sur ordre d’Olam Gabon, elles ont eu lieu sans l’aval du Procureur de la République, malgré l’opposition de l’ANUTTC. Et pendant que le dossier est encore devant la justice, Olam multiplie les pressions et obtient des documents signés par des magistrats sans procès équitable.
Olam Gabon SA ne peut avoir vendu un espace à la SCI immobilière du nord puis venir casser les investissements faits sur l’espace de celle-ci faisant passer cela pour un usage en faveur de ses employés ce qui c’est rien. Olam Gabon serait dans la spéculation foncière au détriment du vrai propriétaire
Ce n’est plus seulement une affaire foncière : c’est une question de justice, de dignité et de souveraineté. Le peuple gabonais ne peut être traité comme une variable d’ajustement au profit d’intérêts privés. Il est temps que les plus hautes autorités mettent fin à cette impunité et restaurent l’État de droit. Car on ne bâtit pas un pays en piétinant ceux qui l’habitent.
Ce qui choque davantage, c’est le double discours d’Olam Gabon. Officiellement, l’entreprise clame vouloir réserver ces terres à ses employés. Officieusement, elle revend plus de deux hectares à des tiers, dans des conditions opaques pourtant ayant déjà vendu cet espace à.la Sci immobilière du nord . Faut-il y voir une opération spéculative orchestrée par un cercle restreint autour de la direction générale ? La question mérite d’être posée, d’autant que le nom du Président de la République est invoqué à tout-va pour justifier ces manœuvres, comme un bouclier contre toute poursuite.
Plus grave encore, des sources internes révèlent une collusion entre le Directeur général d’Olam, celui de l’ANUTTC, Gildas Mikoto.. Ensemble, ils auraient mis en place un système de contournement des procédures légales d’expropriation, avec la complicité de certains agents de la conservation foncière. Résultat : des titres fonciers sont délivrés en violation flagrante des règles, au détriment des populations locales.
Il faut noter que la Société nationale immobilière (SNI) ayant cédé à Olam par courrier écrit a pu reconnaître que cette parcelles désormais était la propriété de la SCI immobilière du nord suite à son acquisition auprès d’Olam Gabon SA.
Le cas des démolitions derrière le Lycée d’excellence d’Akanda illustre cette dérive. Menées par la gendarmerie sur ordre d’Olam Gabon, elles ont eu lieu sans l’aval du Procureur de la République, malgré l’opposition de l’ANUTTC. Et pendant que le dossier est encore devant la justice, Olam multiplie les pressions et obtient des documents signés par des magistrats sans procès équitable.
Olam Gabon SA ne peut avoir vendu un espace à la SCI immobilière du nord puis venir casser les investissements faits sur l’espace de celle-ci faisant passer cela pour un usage en faveur de ses employés ce qui c’est rien. Olam Gabon serait dans la spéculation foncière au détriment du vrai propriétaire
Ce n’est plus seulement une affaire foncière : c’est une question de justice, de dignité et de souveraineté. Le peuple gabonais ne peut être traité comme une variable d’ajustement au profit d’intérêts privés. Il est temps que les plus hautes autorités mettent fin à cette impunité et restaurent l’État de droit. Car on ne bâtit pas un pays en piétinant ceux qui l’habitent.