Diécké (Yomou) : la SOGUIPAH, une société qui maintient le cap malgré la pandémie du nouveau Coronavirus

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La SOGUIPAH est un ancien fournisseur de la SOCFIN
 
Mosaiqueguinee.com | 15 juillet 2020

Diécké (Yomou) : la SOGUIPAH, une société qui maintient le cap malgré la pandémie du nouveau Coronavirus

Par Mosaiqueguinee.com

Diécké (Yomou) : la SOGUIPAH, une société qui maintient le cap malgré la pandémie du nouveau Coronavirus

Alors que la pandémie du nouveau Coronavirus, a plongé plusieurs entreprises dans une crise économique sans précédent, la SOGUIPAH (Société Guinéennes des palmiers à huile et Hévéa), tente tant bien que mal de résister et de faire face aux contrecoups de cette crise sanitaire.

En dépit donc de ce contexte sanitaire hostile et un taux d’endettement élevé à l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante, la SOGUIPAH a dû s’adapter au fil de cette crise sanitaire pour maintenir sa capacité de production.

«Nous fonctionnons au ralenti. Et contrairement aux autres sociétés qui ont fermé, nous continuons à produire», a soutenu Alexis Bamy, directeur de contrôle et gestion de la SOGUIPAH.

Pas de réduction du personnel, de chômage partiel encore moins une baisse salariale. Malgré la tempête, la société a su assurer le payement mensuel régulier du salaire de son personnel.

Quant aux arriérés dus aux partenaires privilégiés comme les planteurs et les transporteurs, il faut dire que la nouvelle direction de la SOGUIPAH, a fourni d’importants efforts à ce propos, même si toute l’ardoise n’est pas épongée.

«Nous sommes en train de voir maintenant comment payer le mois de février et mars. Avec la crise que nous vivons depuis des années, nous n’avons pas de la logistique à nous même. Nous louons des camions à nos partenaires qui transportent nos produits vers les usines. Il y un léger retard de payement par rapport à leur prestation», a confié le directeur de contrôle et de gestion de la SOGUIPAH.

En raison des contraintes sanitaires liées au COVID-19, ses grands partenaires industriels pneumatiques comme Michelin ont aussi fermé leurs portes.

L’impact est direct sur la survie de la SOGUIPAH avec la chute du prix du caoutchouc et à cela s’ajoute, la fermeture des frontières.

Face à la situation qui s’impose, la direction de la société, a dû se tourner vers d’autre clients et partenaires comme Bolloré pour l’écoulement de ses produits.

«Il fallait partir vers d’autres qui avaient besoin de nos produits. Nous avions fait un contrat avec Bolloré pour le transport de nos produits afin de faire face au payement de nos planteurs, transporteurs et mêmes les travailleurs. C’étaient des contrats en bonne et due forme et cela nous a vraiment soulagé», a expliqué Alexis Bamy.

Les recettes à 80% de la SOGUIPAH proviennent de la vente du caoutchouc. Si les commandes des partenaires ont été réduites de moitié, d’autres défis à relever sont le transport terrestre des produits et l’entretien des plantations de 9 mille hectares.

Un plan de relance proposé par la nouvelle direction générale, a permis d’y faire face notamment, la réhabilitation de la route Diecké-Nzérekoré, soit 63 kilomètres de reprofilage, pour un coût de réalisation de plus de 2 milliards de francs Guinéens.

«Ces routes, il fallait les réprofiler pour le transport des produits, mais aussi permettre aux citoyens de la pratiquer librement. Nos plantations aussi étaient sales, on a procédé à leur entretien et leur équipement, à coût de milliards», témoigne le directeur de gestion.

La SOGUIPAH « évolue lentement mais sûrement » avec ses plus de 4.000 mille travailleurs dans l’attente d’une réponse de l’État sur son plan de riposte.

Au nombre des priorités du moment au sein de la direction de la SOGUIPAH, le paiement des ardoises dues aux partenaires de la société, mais aussi l’extension des plantations et usines vieillissantes et l’acquisition des moyens logistiques propres à l’entreprise.

Alexis Kolié, de retour de Diécké
Original source: Mosaiqueguinee.com
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