Investissement: une conférence à Paris sur la diversification économique au Congo

TWITTER
FACEBOOK
Vue partielle des animateurs de la conférence "Investir au Congo maintenant" tenue à l'Assemblée nationale à Paris. Crédit photo : Marie Alfred Ngoma

Agence d'information d'Afrique centrale | 17 Février 2018

Investissement: une conférence à Paris sur la diversification économique au Congo

La rencontre a réuni, le 15 février dans l'antre du parlement français, des représentants des secteurs public et privé pour inciter à "Investir au Congo maintenant". Le programme Eco +, un des modèles incitatifs à opter pour l’investissement au Congo, a été présenté en témoignage par Eric Raulet.

Le rendez-vous économique a eu lieu à l’initiative de l’Agence pour la promotion des investissements au Congo, en partenariat avec le Groupe de liaison Afrique-Europe et le Projet d’appui au climat des investissements à la gouvernance sectorielle bois-forêt. Cette conférence, modérée par Michel Terrot et Césaire Boukoulou, du Groupe de liaison Afrique-Europe, visait à présenter aux entreprises françaises les opportunités d’investir au Congo présentement ; les possibilités de créer les réseaux de distributeurs, de représentants commerciaux ou d’avoir des partenaires congolais.  

Après le mot de bienvenue de Patrice Verchère, représentant du président du Groupe d’amitié France-Congo, Yves Jégo, les participants ont assisté à un exercice de séduction destiné à démontrer l’attrait du Congo, « pays où c’est le moment d’investir alors qu’il traverse une crise », a déclaré Césaire Boukoulou. « Il a fallu la crise, un électrochoc, pour diversifier l’économie congolaise. », a renchéri Annick Mongo, directrice générale de l’Agence pour la promotion des investissements (API), précisant que c’est une chance de rebondir désormais « hors pétrole ».

« Pourquoi et plus précisément maintenant ? ». Selon la directrice générale de l’API, les perspectives de 2018 sont bonnes. Le Congo est « la porte d’entrée en Afrique centrale avec son port en eau profonde. Il constitue naturellement un accès à un marché de plus de cent trente millions d’habitants en intégrant les zones de la CEEAC-Cémac, ou trois cent soixante-dix millions si l’on étend aux pays des Grands Lacs. Pays en friche en termes d’opportunités d’investissements dans les secteurs hors pétrole, il est en phase d’être aidé par le FMI. Il sort progressivement de la crise grâce à la bonne gouvernance. L’Etat a opté pour la réduction de son train de vie. Il a dynamisé sa lutte contre la corruption. Venir vous parler "d’investir au Congo aujourd’hui" n’est pas à assimiler à une opération marketing. C’est une convenable réalité. », a argumenté Annick Mongo.

Une réalité confirmée sur le terrain par de belles opportunités vécues par le secrétaire général exécutif de l’UniCongo, Alexandre Planelles, et le coordonnateur du Pacigof, Benoît Gayou. Dans le même ordre d’idées, Savou Dieudonné, ancien directeur de l’agriculture; Mobali Banda, directeur départemental de Brazzaville; Martin Galissan, directeur des études et recherches de l’API; et Eric Raulet, directeur du développement Eco-Oil, ont témoigné pour rassurer sur le cadre actuel, propice à l’investissement au Congo.

Des investisseurs intéressés par le Congo

Les échanges avec la salle ont permis de montrer combien les investisseurs sont réceptifs à l’envie « d’oser investir au Congo aux côtés de leurs homologues congolais ». Les représentants du Medef l’ont exprimé, rendant compte à l’assistance la vision ambitieuse du moment de jouer collectivement et de donner la priorité aux actions concrètes de terrain. Parmi les choix, celui effectué en direct des travaux, porté l’entreprise agricole de Clenne Mouangou qui a parlé de son exploitation à l’arrière-pays de Brazzaville.

Les exploitations agricoles ont été appréciées. A propos d’Eco-Oil, c’est une société privée de droit congolais qui œuvre depuis 2013 dans l’agro-industrie. Son président directeur général, Claude Wilfrid Etoka, vient d’être nommé par ses pairs à la tête du Groupement du patronat de la francophonie et en charge de la "responsabilité sociétale des entreprises", pour un mandat de quatre ans.

Cette entreprise a repris et modernisé des sites abandonnés de Kayes, ex-Huilka, et celui de Ouesso, ex-Sangha Palm. Elle représente aujourd’hui une concession de cinquante mille hectares de palmeraies au niveau national contre quarante mille au départ, soit plus de mille quatre cents emplois directs et indirects créés depuis 2013.

Trois ans après, elle commercialise une gamme de produits sous les marques Sangha Palm et Huilka avec ouverture de shops dans les principales villes du Congo. Désormais, elle constitue dans le pays « un "accélérateur de développement Agricole" ». « L’objectif est de contribuer à la diminution de la dépendance alimentaire du Congo en provoquant, et en facilitant, la mise en culture de milliers d’hectares de terres agricoles cultivables afin que soient améliorées les conditions de vie de la population concernée avec la création d’emplois. », explique le directeur du Programme Eco+.

Selon Eric Raulet, il est question de redynamiser des filières autrefois productives et rentables : palmier à huile, arachide, cacao, fruits et agrumes, hévéa. Il précise que ces productions sont réalisées et développées dans le respect total de l’environnement.

« Nous avons mis en place Eco + Family : "Valoriser le patrimoine foncier par une agriculture rentable" ; Eco + PME / PMI : "Favoriser la performance pour l’autosuffisance alimentaire" ; Eco + Associations : "Des conventions d’appuis adaptées pour le regroupement" ; Eco + Diaspora : "Soutenir et conseiller dans la réalisation du projet agricole" et enfin, Eco + School : "pour un avenir de la jeunesse dans le secteur agro industriel". », a-t-il indiqué.

Eco+School a été mis en place dans l’esprit "une école, un champ", programme initié par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Il permettra aux enfants de recevoir une éducation "agricole", d’être sensibilisés aux fondamentaux de la culture et sans doute de susciter des vocations pour leurs futurs "professionnels". Il améliore également le quotidien des écoles et facilite l’organisation de manifestations et autres événements culturels.

Rose-Marie Boumpoutou et Marie Alfred Ngoma

Original source: ADIAC
TWITTER
FACEBOOK
TWITTER
FACEBOOK

Post a comment

Name

Email address (optional - if you want a reply)

Comment