Gabon-Maroc : Ali Bongo Ondimba ouvre le Gabon-Vert aux investisseurs

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Le Président Ali Bongo Ondimba et Sa Majesté, le Roi Mohammed VI passant les troupes en revue (6ème édition assises de l'agriculture)
Infos Gabon | 24 avril 2013

Gabon-Maroc : Ali Bongo Ondimba ouvre le Gabon-Vert aux investisseurs

Libreville, 23 avril 2013 (Infos Gabon) – En visite au Maroc, le président gabonais Ali Bongo Ondimba intervient aux Assises de l’agriculture qui se tiennent en lever de rideau du Salon international de l’agriculture (SIAM – 600.000 visiteurs – 40 pays) organisé chaque année à Meknès, rapporte la presse présidentielle. Le Gabon Vert, fort de ses 5 millions d’hectares cultivables, est ouvert aux investisseurs. « Ma présence doit servir de catalyseur pour la création de partenariats fructueux et multiformes ».

Le Gabon Vert, de la parole aux actes. Lors de la visite officielle de S.M. Mohamed VI à Libreville, l’engagement avait été pris de redynamiser la coopération dans le domaine agricole et d’inciter les opérateurs marocains à investir dans la filière au Gabon. Devant un aréopage d’hommes d’affaires, d’officiels, de diplomates et de techniciens de haut niveau, en présence du roi du Maroc en personne, le président Ali Bongo Ondimba a décliné les défis, les atouts et les besoins de l’agriculture gabonaise. Avec 5,2 millions d’hectares potentiellement cultivables et exploitables sans déforestation significative, le Gabon, vaste et peu peuplé, présente tous les aspects d’un eldorado vert et toutes les qualités naturelles propices à l’autosuffisance alimentaire. Quand aujourd’hui, le pays importe encore plus de 60% de son alimentation.

Devant ces Assises de Meknès, le président Ali Bongo Ondimba a spécifié les secteurs-cibles dans lesquels le Gabon concentrera ses efforts de développement agricole durant la prochaine décennie, sources d’opportunités plurielles pour les entreprises marocaines disposées à investir : L’agriculture périurbaine, pour garantir l’approvisionnement des agglomérations ; L’agriculture en zone rurale, pour des denrées identifiées produites selon les techniques les plus modernes ; L’agriculture intensive, géographiquement délimitée, pour l’export et la création d’emplois.

Une richesse inexploitée

Autant de mesures qui visent à la création de richesse et au renforcement du bien-être des populations, par la valorisation de millions d’hectares de terres arables, paradoxalement inexploitées alors que 450 millions d’euros sont absorbés chaque année dans les achats alimentaires extérieurs.

Comme son « frère » le Plan Maroc Vert, le Pilier Gabon Vert a pour objectif de promouvoir une agriculture moderne et à forte valeur ajoutée, appelée à devenir un des vecteurs de développement du pays. Car il faut, disent les experts marocains, « mettre fin à la dichotomie « agriculture traditionnelle/agriculture moderne » pour intégrer toutes les catégories sociales et toutes les régions dans un acte de restructuration du secteur agricole ».

Aussi, pour souligner la démarche durable dans laquelle se trouve le Gabon, le Premier citoyen a-t-il rappelé : « Le développement d’une telle stratégie dans un monde de plus en plus en proie aux difficultés engendrées par les changements climatiques nous a conduit à mettre en place un Plan national d’affectation des terres qui nous permettra d’optimiser à la fois l’allocation des terres agricoles ainsi que la préservation et la gestion durable de nos forêts ».

Une croissance inclusive forte

Appel aux investisseurs, présentation des atouts de la géographie gabonaise, engagements sur la formation et l’expertise, cadrage prospectif sur les mérites du Plan stratégique Gabon émergent : concevant sa présence à Meknès comme un « catalyseur pour la création de partenariats fructueux et multiformes », le chef de l’Etat dira encore que « la stratégie nationale de développement agricole (…) se donne pour ambition d’atteindre une croissance inclusive forte, durable et diversifiée qui repose sur l’importante valorisation du potentiel agricole et agro-industriel de notre pays ».

De l’or vert qui est également bleu. Si la terre impose la responsabilité et le respect à ceux qui veulent en tirer le meilleur – valeurs au cœur des ambitions durables à la Gabonaise -, la mer est un patrimoine tout aussi précieux. Ainsi le Gabon lance-t-il « un vaste programme de gestion, de préservation et de valorisation de sa zone économique exclusive (ZEE) dénommé le programme « Gabon Bleu » qui assurera une gestion durable des ressources halieutiques ».
Original source: Infos Gabon
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